«Nos pensées et nos prières sont auprès de la famille Mandela, a poursuivi Jacob Zuma. Nous avons une dette de gratitude. Ils ont beaucoup sacrifié et beaucoup enduré afin que notre peuple puisse être libre.»
Le président Jacob Zuma a annoncé des funérailles nationales. «Notre fils bien-aimé aura des funérailles d’Etat. J’ai donné l’ordre que tous les drapeaux de la République d’Afrique du Sud soient mis en berne demain 6 décembre et le reste jusqu’aux funérailles», a annoncé le président Jacob Zuma. Une cérémonie aura lieu dans un stade de football qui avait accueilli un match de la Coupe du Monde en 2010.
«Nous t’aimerons toujours. Que ton âme repose en paix. Que Dieu bénisse l’Afrique», a conclu Jacob Zuma.
Des signes ont annoncé dans la journée de jeudi l’imminence de la triste nouvelle. Plusieurs membres de la famille de Nelson Mandela ou proches se sont rendus à son domicile de Johannesburg, où l’ancien président sud-africain âgé de 95 ans était en soins intensifs et toujours dans un état critique. Des policiers ont pris position, jeudi soir, à 22h15 (heure française), autour de la maison.
Deux petites-filles de Mandela et un proche de la famille, l’homme politique Bantu Holomisa, ont été aperçus en train d’entrer dans la maison devant laquelle plusieurs dizaines de voitures sont venues déposer des visiteurs et des militaires.
Ces allées-venues plus nombreuses que d’habitude intervenaient deux jours après que Makaziwe, l’aînée des enfants de Mandela encore vie, a indiqué pour la première fois que le héros de la lutte anti-apartheid était «sur son lit de mort» bien que toujours combatif.
Le héros de la lutte anti-apartheid «n’était pas au mieux alité chez lui»
«Tata (Père) est toujours avec nous, très fort, (…) très courageux, même — faute d’une meilleure expression — sur son lit de mort. Je crois qu’il nous donne toujours des leçons : des leçons de patience, des leçons d’amour, des leçons de tolérance», avait-elle déclaré à la télévision publique SABC mardi.
Nelson Mandela se trouvait dans un état critique depuis plus de cinq mois, selon la présidence sud-africaine, qui dans son dernier bulletin du 18 novembre notait qu’il réagissait toujours aux traitements.
Il avait été ramené début septembre chez lui dans un état critique après trois mois d’hôpital pour une infection pulmonaire récidivante, probable séquelle des 27 années passées en prison sous le régime raciste blanc de l’apartheid.
Un petit-fils, Ndaba, avait confié à une télévision locale cette semaine que le héros de la lutte anti-apartheid «n’était pas au mieux alité chez lui».
LeParisien.fr avec AFP
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