« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

‘‘Opérations bancaires sur des comptes de fonctionnaires’’: Des détails sur l’affaire De nouvelles victimes enregistrées Des complices cités

Dans notre parution du vendredi 30 août 2013, nous faisions cas de la mise sous éteignoir, par les éléments de la police de Yamoussoukro, d’une bande de trois faussaires spécialisés dans la falsification des pièces d’identité des fonctionnaires, dans l’objectif de leur soutirer de l’agent.

Selon des sources policières, de nouvelles plaintes sont enregistrées, depuis l’éclatement de cette affaire au grand jour. C’est notamment le cas de Kouakou Allangba, professeur de collège à Divo et aussi de Brou Méa Innocent Alain, professeur de collège à Massala. Tous deux ayant constaté des prélèvements indus sur leurs bulletins de solde, aurait appelé, dans la journée du jeudi 29 août 2013, le Lieutenant Assamoi chargé de ce dossier au commissariat de police du 2ème arrondissement.

Selon nos sources, c’est une ponction de 92.800f Cfa qui a été opérée sur le salaire de Kouakou Allangba, première traite mensuelle sur un préjudice total devant aller jusqu’à 06 millions de nos francs au moins, si les malfrats n’avaient pas été pris. Certainement que plusieurs autres victimes de la bande à Ehui J. J., un des cerveaux de ces opérations existent. Les fonctionnaires dont le nom figure sur le même arrêté de nomination que les cinq victimes déjà connues, Poupoin Adou Jean, Allangba Kouakou, Signo Kouakou Konan, Makan Guindo et Brou Méa Innocent, doivent vérifier urgemment leurs bulletins de solde.

Pour revenir sur le mode opératoire de ces faussaires, on retiendra qu’ils ont en leur possession des arrêtés de nomination collectifs de professeurs dont l’un des enseignants d’Histoire et de Géographie et l’autre de leurs collègues de SVT. Concernant leur mode opératoire, les faussaires révèlent qu’ils travaillent avec la complicité des «Margouillats» au niveau de la fonction publique notamment. Leur procédé: à partir de ces arrêtés, ils se font établir des attestions d’identité en imitant les signatures des commissaires de police. Munis des attestations, ils se rendent alors aux Finances où ils procèdent au tirage des bulletins de soldes. Une fois en possession du bulletin où il est mentionné le numéro Matricule et d’autres informations se rapportant à la victime, ils se dirigent vers les maisons de crédits de la place.
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Wed, 04 Sep 2013 11:37:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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