Quand l’ex-chef de l’Etat rappelle le coup d’Etat du 24 décembre 1999 qui l’a évincé du pouvoir en parlant du « funeste coup d’Etat du général Robert Gueï et ses « jeunes gens », Mabri Toikeusse, certainement, n’était pas heureux. Lui qui dirige aujourd’hui le parti fondé par le père de ce coup d’Etat. Surtout que l’actuel président de l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) venait de lui rendre un hommage fortement ovationné par la salle.
Lorsque Bédié traite Laurent Gbagbo de « populiste », de « tyran » ou de « dictateur », n’allez pas demander à Miaka Ouretto qui représentait le parti crée par l’ex-président ivoirien en détention à La Haye d’applaudir des deux mains. Quand Bédié accuse le ministère de l’Intérieur d’avoir fait un découpage en faveur de son parti, le Rassemblement des républicains (Rdr) -d’où sa victoire aux élections locales-, demandant que « les dénominations des régions doivent être débarrassées de connotations ethniques », Hamed Bakayoko, Amadou Gon Coulibaly, Amadou Soumahoro et autres figures de proue de la formation politique d’Alassane Ouattara, ne peuvent être que mal à l’aise.
Voici quelques phrases piquantes de Bédié : « Certes, nous souffrons toujours des traumatismes laissés par le funeste coup d’Etat du général Robert Guéï et ses »jeunes gens ». Venus avec un esprit de vengeance, ils ont copieusement pillé ce qui appartenait aux militants du Pdci-Rda et également ce qui était le patrimoine de ce parti. Les bureaux seront fouillés et vidés de leur contenu, y compris les effets personnels de ceux qui y travaillaient. Le mobilier est saccagé ou emporté à Cocody, à Treichville, au Plateau, à Yamoussoukro, partout où il y avait un bien immobilier appartenant au Pdci. Il est inutile de parler des archives, ni des moyens financiers qui étaient accessibles », rappele-t-il le passage du général-putschiste à la tête de l’Etat ivoirien. « Les nouveaux maîtres du pays installeront une justice expéditive avec des bandes organisées à la manière de la mafia italienne dont elles prennent d’ailleurs les appellations : camorra, brigades rouges etc. Le Pc-Crise va s’illustrer dans cette sauvagerie. Tout y est passé : vol, viol, assassinat, etc », crache-t-il ses vérités en présence des dirigeants du parti de feu Robert Guéï.
Au sujet de Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié dit ceci : « Laurent Gbagbo n’a pas reconnu sa défaite et a voulu se maintenir, coûte que coûte, au prix de la vie de milliers d’Ivoiriens » ou encore : « l’horreur indescriptible de l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir avec les morts dont on ne connaît pas le nombre exact du charnier de Yopougon ».
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Fri, 04 Oct 2013 19:21:00 +0200
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