« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Participation au meeting du 16 février : Des responsables du COJEP en Europe répondent à Blé Sépé :  » Nous n’attendrons pas de permission de la part de l’adversaire pour manifester en faveur du retour de la démocratie »

ARMAND DAGO, SG DU COJEP FRANCE :
« Le Cojep est un mouvement politique qui a des alliances naturelles avec des structures, le FPI par exemple et partant la JFPI, notre participation à une activité de cette structure ne peut souffrir d’aucune ambiguïté surtout dans la situation actuelle ».

ZAP KRASSO PDT COJEP FRANCE :
« La déclaration faite à Abidjan par notre camarade BLE SEPE n’est pas en conformité avec notre idéologie de base. Depuis le 11 Avril nous sommes rentrés en résistance, contre un régime sans foi ni loi. Nous n’attendrons pas de permission de la part de l’adversaire pour manifester en faveur du retour de la démocratie en Côte d’ivoire. »

JEAN CLAUDE GNAHOUA PRESIDENT DU COJEP SUISSE :
« Partout où l’on parle de la libération des prisonniers politiques au nombre desquels figurent, LAURENT GBAGBO, SIMONNE GBAGBO, AFFI N’GUESSAN, BLE GOUDE, BRO GREBE, et surtout des membres du COJEP comme MARTIAL YAVO et Le vice-président YUAN-BI, la participation de notre mouvement doit être sans faiblesse ni calcul. Nous ne devons pas céder à l’intimidation. »

P.O.

Meeting du 16 février: Le COJEP divisé

Il ne s’est pas encore désolidarisé mais cela pourrait arriver si « le meeting n’est pas autorisé par les autorités ivoiriennes ». C’est la quintessence du message que le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a voulu lancer à l’endroit de son allié de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI), en organisant une conférence de presse, hier jeudi 14 février 2013, au Baron de Yopougon.

Mark Blé Sépé, le responsable de l’implantation et des relations avec les structures spécialisées du COJEP a fait une mise au point relative à la rencontre entre la JFPI et l’Union de la Jeunesse du COJEP, en début de semaine. « Le COJEP n’est pas fermé au meeting. Le COJEP est soucieux des lois et du respect des institutions. Si le meeting n’est pas autorisé, le COJEP invite la JFPI a surseoir à ce projet. Nous invitons nos militants à ne pas se rendre à la place CP1 ce samedi 16 février si le meeting n’est pas autorisé », a soutenu Blé Sépé, ajoutant que le mouvement politique de Charles Blé Goudé est inscrit dans le processus de paix et de réconciliation.

Aussi, Blé Sépé tout en privilégiant le dialogue entre le pouvoir et « l’opposition plurielle », a estimé que la priorité du COJEP est « de localiser Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, voir les conditions dans lesquelles ils sont détenus ». Il s’est dit convaincu que le meeting qu’envisage d’organiser Justin Koua et la JFPI à la place CP1 le samedi 16 février « n’aura pas lieu », craignant des violences.

En effet, ce proche de Blé Goudé a affirmé que vu la volonté d’un collectif de victimes de la crise postélectorale d’occuper le site de la manifestation en même temps que la JFPI, il serait mieux « d’apaiser les esprits ». « Nous ne sommes pas dans une logique de défiance. On ne veut pas augmenter le nombre de nos prisonniers. Là où il y a la violence, nous appelons nos militants à se retirer », a déclaré Mark Blé Sépé, au nom de la direction du COJEP, craignant des débordements. « Le COJEP ne désavoue pas la JFPI », a-t-il assuré pour conclure. Mais cette sortie de Mark Blé Sépé n’est pas partagée par l’Union de la Jeunesse du COJEP, dirigée par Gnamaka Dogbo Eric. Celui-ci nous a joint hier en début de soirée pour protester contre cette déclaration. « L’Union de la Jeunesse du COJEP appelle à une mobilisation populaire pour soutenir la JFPI, pour exiger la libération du président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques. Nous appelons toutes nos coordinations à Abidjan et à l’intérieur du pays à sortir massivement pour célébrer la démocratie et Laurent Gbagbo », a-t-il lancé. Pour lui, le COJEP étant un parti de gauche comme le FPI, il n’est pas question qu’il ne participe pas au rassemblement de ce samedi 16 février.

Hervé KPODION in Soir Info

Fri, 15 Feb 2013 13:14:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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