Si l’on s’en tient strictement à l’ordre protocolaire, Emile Boa Amoikon Thiémelé, président du 12 ème congrès est le N° 2 du parti. Maurice Kacou Guikahué, lui pilote le secrétariat exécutif qui se présente comme le « gouvernement du parti ». Il a donc rang de « Premier ministre du Pdci ». Albert Kacou Tiapani, Aboulaye Diallo, Camille Alliali coordonnent, respectivement, les activités de l’inspectorat du parti, le comité des sages et le conseil de discipline et de l’ordre du parti. Jean-Luc Bédié, le fils du Père, porte le N° 101, son frère Jean-Marc Bédié N° 102, viennent, loin avant Alphonse Djédjé Mady 168 ème et K.K.B 225 ème, Diby Koffi Charles 159 ème, Coffi Michel-Benoit 136 ème sur les 400 membres du bureau politique. Niamien N’Goran, le neveu du président Bédié et Ahoussou Kouadio Jeannot, ancien Premier ministre, occupent les 5ème et 8ème places.
Des artistes militants du Pdci font également leur entrée. Il s’agit, notamment de Noël Dourey, Antoinette Konan, Johnny Lafleur et N’Guess Bonssens. Jean-Marc Bédié est par ailleurs vice-président de la commission technique chargée des technologies de l’information et de la communication. Charles Konan Banny, président du Cdvr, ancien Premier ministre, est relégué à la 131 ème place, loin derrière les fils Alliali, les Monsieur et Mme Lenissongui Coulibaly, Arthur Aloko, Kobenan Ajoumani et autres Silué Kagnon Augustin.
Fiction et utopie politique
La grande innovation est la nomination d’un directeur général du parti. Ce poste est attribué à un certain Djédry N’Goran. Mme Yobouet Odette, Konan Jacques et Léon Koffi sont les trois commissaires aux comptes du Pdci. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans le « carré » de ces multiples nominations, Alphonse Djédjé Mady, secrétaire général sorti, Kouadio Konan Bertin, ex-leader de la J-Pdci, tous deux candidats battus contre Henri Konan Bédié, ne tiennent plus aucun rôle de responsabilité dans le parti. Ils ont été reversés, tout simplement, dans la « plèbe », avec rang de militant ordinaire au sein du bureau politique, véritable « cour commune du Pdci ». Une conjoncture qui accrédite la thèse selon laquelle « le Bouddha de Daoukro » a réglé ses comptes à ses adversaires. « N’Zuéba », dans ses nominations, semble avoir fait d’une pierre plusieurs coups.
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Sat, 19 Oct 2013 11:58:00 +0200
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