Une nouvelle ville est en conception. Le projet, baptisé, pôle urbain d’Abidjan, a été débattu le 2 octobre, dans le cadre du press-club de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci). Le conférencier, Ahmed Boua Touré, promoteur du projet, en a donné les motivations. Selon lui, il s’agit de créer, totalement, une nouvelle ville, qui corrige les insuffisances d’Abidjan et de son agglomération. Le coût de réalisation se chiffre à 5.000 milliards de Fcfa. A la question de savoir la structure de financement, le promoteur s’est contenté d’avancer que les partenaires existent. Et d’ajouter : « ce qui manque le moins, c’est l’argent », sans plus. Le pôle urbain s’étendra sur une superficie de 12.000 hectares. Sur cet espace, toutes les infrastructures socio-économiques, distractives et administratives, auront leur place, comme dans un puzzle. L’abattoir de Port-Bouët y sera ré localisé, tout comme la gare routière et la casse d’Abobo. Une zone de logements sera affectée aux promoteurs immobiliers. Le plan prévoit à cet effet, la construction de 600.000 habitations. La population attendue, dans ces maisons, est de l’ordre de six millions de personnes. M. Touré a dit que le projet entend ainsi donné une réponse au problème de logement. Les statistiques indiquant, en effet, que le besoin en habitation s’élève à 50.000 logements par an. Mais seulement, 2000 maisons sont construites annuellement. Entraînant un déficit cumulé un million de logements. Pour sa part, la société du promoteur du pôle urbain s’engage à produire 50.000 maisons économiques sur le besoin total de 600.000.
Le site du projet pôle urbain d’Abidjan, est à cheval entre les communes d’Abobo, Anyama et Yopougon. Il devrait s’achever en 2030 et créera directement, plus de 4.000 emplois.
Adama Koné in Fratmat.info