« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Port-Bouet : un vigile tabasse par des elements des FRCI

Les étudiants de la cité INFS ont assisté sans défense à la bastonnade du vigile de leur cite. En effet, depuis le 11 avril 2011, la cite des étudiants de l’INFS qui était voisine à celle dirigée par le CROU est désormais voisine à un camp militaire. Dans la commune de port-bouët, au quartier Serges Kassy, la cité appelé Port- Bouët 2 est devenue une cité militaire.
Les éléments des FRCI vivant dans ladite cité faisaient le sport ce samedi 15 février et leur ballon s’est subitement retrouvé chez les voisins assistants sociaux. Ils ont escaladé la clôture pour récupérer le ballon. L’agent de sécurité de Viga assistance (société qui assure la sécurité de la cité des assistants sociaux) monsieur Komelan Douko Désire assurait la permanence ce soir là. Il a demandé aux sportifs FRCI de passer prochainement par le portail. « S’il vous plait n’escaladez plus la clôture », a-t-il déclaré sur un ton de plaisanterie, puisqu’ils sont entre collègues, nous a confie un témoin. Cette interpellation n’a pas plu aux éléments FRCI qui se sont rues à cinq sur le vigile. Celui-ci sortira des griffes de ses agresseurs, totalement à sang. apres l’intervention de la Directrice de la cité, madame Gouda Henriette.
Après la plainte au commissariat du 5e arrondissement à Port-Bouët, Komelan Douko Désire a été conduit à l’hôpital de la commune où les médecins ont rassurés qu’il était hors de danger. C’est donc le lendemain que madame Gouda Henriette en compagnie de quelques étudiants se sont rendu chez leur voisin pour signaler l’insécurité qu’ils vivent puisque ce n’est pas la première fois. « Votre présence devrait nous rassurer et non nous mettre en insécurité ou nous inquiéter » a-t-elle confié au chef Sekongo Ibrahim responsable de la cité. Le chef Sekongo a présenté ses excuses à la Directrice et aux étudiants de la cité INFS en assurant que de tel acte ne se repetraient plus.
C’est le lieu d’attirer l’attention des autorités sur la sécurité des étudiants de l’INFS qui sont toujours menacés par ces militaires. Les autorités devraient aussi penser à réhabiliter la cité du CROU afin de la faire habiter par des étudiants pour que des étudiants cohabitent ensemble.
En attendant, les FRCI des cités militaires de Port-Bouët continuent d’être une menace pour les populations de la commune.

Une correspondance particuliere de Marius BLY

Sat, 22 Feb 2014 14:06:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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