« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Pour exiger le paiement de leurs indemnisations : Les victimes des déchets toxiques marchent sur la Présidence ce matin

‘’N’ayant eu aucune suite depuis plus de 6 mois de saisine du procureur de la République et après plusieurs démarches effectuées en vain à cette fin, les victimes décident d’organiser des sit-in pacifiques les mardi 17 au parking de la présidence de la République, mercredi 18 devant le ministère de la justice et le jeudi 19 janvier devant le palais de la présidence pour exiger l’arrestation de M. Koné Cheick Oumar, président de l’Africa-sport, Me Minta Daouda, Mme Diop, fondatrice du groupe Carine-couture, M. Soro Do et M. Gohourou Ziallo Claude pour détournement des 18 milliards au préjudice des victimes des déchets toxiques. Pis, M. Koné Cheick Oumar a détourné à lui seul 4 milliards 658 millions représentant l’argent de 6000 victimes restantes, qui ont disparu par enchantement dans les comptes de la SGBCI.’’ a déclaré M. Charles Koffi. Celui-ci a révélé par ailleurs avoir été menacé d’arrestation par le magistrat Fofana Brahima, procureur général près la cour d’appel d’Abidjan, le jeudi 12 janvier à son bureau si son organisation organisait une marche de protestation.

Pour le président du RENADVIDET-CI, cet acte montre une fois de plus que des affinités ethniques bloquent le processus d’indemnisation des victimes des déchets toxiques au niveau des tribunaux. Y a t-il deux sortes de crime économique ou bien la qualification juridique d’une infraction varierait – elle selon la tête de l’individu, de son parti politique, de son ethnie, de sa région ou de sa tribu ?’’s’est interrogé Charles Koffi qui a ajouté que sous le régime Ouattara, les victimes sont constamment menacées. Il a donc appelé de tous ses vœux, le président Alassane Ouattara à régler la question des déchets toxiques comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale présidentielle.

M. Charles Koffi a profité de cette tribune pour révéler par ailleurs que la procédure d’indemnisation d’autres victimes des déchets toxiques initiée devant les tribunaux anglais est bloquée pour défaut de qualité desdites victimes. Il a donc attiré l’attention des uns et des autres sur les démarches entreprises actuellement par des escrocs pour le recensement de nouvelles victimes.

Didier Kei in Notre Voie

Mon, 16 Jan 2012 02:34:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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