Face à la montée de l’insécurité, notamment à la situation à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, le pouvoir alassane Ouattara avait mobilisé plusieurs forces pour lancer l’assaut sur «les déstabilisateurs ». Mais alors que les forces de l’Onuci et de la Minul semblent être en ordre de bataille contre l’ennemi de alassane Ouattara, la force française Licorne ne s’y est pas engagée. Le nouveau président français, François Hollande, veut que l’afrique résolve elle-même ses problèmes, sans compter sur l’intervention militaire de son pays. Voilà donc alassane Ouattara embarrassé. Peut-il se passer de l’aide agissante de Paris et de sa force militaire ? nous apprenons que pour «obliger» l’ancienne puissance coloniale à se tenir solidaire de Ouattara, il faut mettre en péril des soldats français. Il s’agirait, dit-on, d’abattre quelques éléments (5 selon une source) de la Force Licorne afin que, comme l’Onu qui avait perdu sept de ses éléments sur le terrain, la France mette sa force en branle contre l’ennemi encore invisible du chef de l’Etat ivoirien. Parce que si ses hommes (militaires ou non) tombent de façon significative, Paris jugera le niveau de l’insécurité intolérable en Côte d’Ivoire. Et au regard de l’hostilité contre ses ressortissants, la France réviserait sa position et irait pour une intervention militaire aux côtés de la coalition pro-Ouattara. Il faut donc rester vigilant.
Germain Séhoué in Le Temps