Il apparaît clairement que pour l’ex-parti au pouvoir, la condition aujourd’hui pour reprendre le dialogue républicain avec le gouvernement, c’est surtout la libération du leader de la Jeunesse du parti Koua Justin, arrêté le vendredi 07 Juin 2013, au sein dudit Quartier Général par des éléments du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO), et inculpé le lundi 10 Juin 2013, pour "atteinte à la défense nationale et offense au Chef de l’Etat". Lors de sa réunion, le secrétariat s’est insurgé contre ce qu’il a appelé « cet enlèvement » de Koua Justin, « en dehors de toutes réglementations républicaines pertinentes ». En outre, il a condamné avec « la plus grande énergie cette propension du pouvoir actuel à mener les Ivoiriens dans une impasse dictatoriale où la mauvaise gouvernance sécuritaire le dispute à l’état calamiteux des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire ».
Les responsables frontistes ont indiqué au gouvernement qu’ils ne pourraient « tolérer que ce dernier prenne prétexte de l’infraction d’atteinte à la défense nationale et comble de ridicule, à l’offense au Chef de l’Etat pour faire le lit à des arrestations tous azimuts, à des atteintes à la présomption d’innocence et à la liberté constitutionnelle d’opinion et de manifestation pacifique ». Mais que pourra bien faire le FPI contre au gouvernement, car ce n’est pas la première fois qu’il s’insurge et condamne avec la dernière énergie les arrestations de ses militants comme le secrétariat général a lui même signifié.
De Alphonse Douati, en passant par Akoun Laurent, Lida Kouassi, Blé Goudé, à Koua Justin, les dirigeants FPI ont servi la même la chanson, toujours la même rengaine et après, plus rien. On pourra dire qu’on est habitué à cela. Ce n’est donc pas ce renfrognement de visage du parti de Laurent Gbagbo qui fera fléchir le pouvoir. Car malgré tous ses cris, Akoun a purgé sa peine carcérale et purge en ce moment même une peine privative de ses droits, reclus dans son village natal, quand les autres cités plus haut, croupissent en prison. On peut donc dire que le FPI ne fait que bluffer et que le gouvernement le sachant ne fera rien, sinon qu’à attendre qu’il revienne de sa colère, pour continuer la discussion là où les deux parties l’ont laissée.
Lire la suite
Thu, 27 Jun 2013 23:54:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.