« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Présidentielle / Félix Akoto Yao, candidat indépendant : ‘’Gbagbo, Bédié, Ouattara, ne peuvent pas apporter la paix aux Ivoiriens’’

Félix Akoto Yao, député-président du Conseil de Sakassou, connu pour ses prises de position, ne veut pas faire de suivisme ou s’allier à un quelconque candidat. Il a sa propre conviction, celle de servir les Ivoiriens. Et pour réaliser sa perception d’une Côte d’Ivoire nouvelle, réunie et réunifiée, il sollicite le concours de tous, à travers un vote massif des Ivoiriens le 31 octobre. Pour le candidat indépendant, le temps est venu de laisser la Côte d’Ivoire être dirigée par des hommes intègres, indépendants d’esprit et qui pensent à l’avenir des citoyens. A entendre Félix Akoto Yao, à cause de Henri Konan Bédié, père de l’ivoirité, de feu Robert Guéi, initiateur du coup d’Etat de décembre 1999, de Alassane Dramane Ouattara et du président Laurent Gbagbo, candidat à sa propre succession, le pays connaît la plus grave crise politique de son histoire. Parlant de la présidentielle du 31 octobre, Félix Akoto Yao estime qu’aucun des candidats (Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara) ne mérite le poste de Président de la République. Si un d’entre eux était élu, selon lui, la Côte d’Ivoire ne sera jamais en paix. Parce qu’ils perdront tout leur temps à se combattre. Toute chose qui maintiendra la Côte d’Ivoire dans état actuel. Les Ivoiriens, souligne le candidat indépendant, ont besoin de la paix. Et pour qu’il ait la paix, il faut des gens capables de diriger le pays dont lui-même. «Il faut une nouvelle génération d’hommes pour diriger la Côte d’Ivoire», estime-t-il. Félix Akoto Yao refuse de faire comme les autres. C’est-à-dire corrompre pour être élu. Pour lui, un candidat doit être élu sur la base du vrai, de ce qui peut être réalisé ou réalisable, mais non sur du faux. C’est pourquoi lui, explique-t-il, a décidé de faire la politique de proximité, en parcourant la Côte d’Ivoire dans les sens, sans tambours, ni trompète, mais en proposant, en partageant sa vision. «Je ne fais pas la politique en donnant de l’argent, parce que je ne suis pas un voleur. Celui qui travaille et qui gagne de l’argent ne le distribue pas n’importe comment », prévient-il. Avant de mettre les électeurs devant leur responsabilité. Partisan de l’adage chinois qui dit que mieux vaut apprendre à quelqu’un à pêcher du poisson qu’à quémander, Félix Akoto Yao veut apprendre aux Ivoiriens à travailler, à leur inculquer le sens de la ponctualité. Car, c’est à ce seul prix qu’ils se sentiront libérés et autonomes. C’est une des raisons principales pour laquelle il dit être contre l’instrumentalisation de la jeunesse. Sa seule conviction : «Gbagbo, Bédié, Ouattara : aucun d’eux ne peut apporter la paix aux Ivoiriens». Félix Akoto Yao pense avoir donné suffisamment la preuve de sa rigueur et de son autonomie en se faisant élire à Sakassou à la fois Député et Président du conseil général

Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan / Honoré Kouassi

Thu, 30 Sep 2010 11:40:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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