LE PRINCIPAL TÉMOIN du jour était Zokora Simplice. «Je reconnais que je dois 336 millions de FCfa au Frc (Fonds de régulation café-cacao) que je n’ai pas pu rembourser parce que ma coopérative a été victime de vol». Tel est l’aveu fait par Zokora Simplice, Pca de la coopérative ‘’Coopraba’’. Face à cette révélation inattendue, le président Coulibaly Ahmed dit au témoin que ses déclarations sont à géométrie variable, car, il a feint d’oublier cette dette. Dans les premières minutes de son audition, il a spontanément déclaré qu’il devait la somme de 10 millions à la Sicfacoop. «Il y avait 5,5 milliards de FCFA disponibles à la Sifcacoop pour le financement des coopératives», a déclaré Zokora, pour lequel il fallait produire un agrément de coopérative signé par le préfet et une attestation de délégation de pouvoirs pour en bénéficier. «C’est une seule grève que j’ai organisée contre les gros exportateurs pour les empêcher d’acheter le cacao bord champ, notamment contre Cargill», a expliqué Zokora Simplice.
Avant lui, c’est Tano Yannick Franck, représentant de la banque ‘’ Standard chartered bank’’ qui était à la barre pour expliquer comment le Fdpcc (Fonds de développement et de promotion des activités café-cacao) a ouvert son compte. Selon lui, il a fallait simplement le décret portant création du Fpdcc et l’arrêté ministériel conjointement signé par le ministère de l’Agriculture et celui de l’Economie et des Finances. Tous les documents afférents à l’ouverture du compte dont à bénéficié le Fdpcc ont été remis au tribunal. Le président Coulibaly a suspendu l’audience qui reprendra le lundi 07 mai prochain. Dans son intervention, le bâtonnier Aka Bilé Joachim a fait cas des ministres qui ont eu à gérer la filière café-cacao. Pour le bâtonnier, il faut que tous les ministres cités dans ce procès comparaissent parce qu’ils ont déjà été entendus par le juge d’instruction. A défaut, leur déposition doit être lue en audience publique pour la manifes- tation de la vérité et pour un procès équitable. Nul n’est au-dessus de la loi, a-t-il conclu.
M. Ouattara in L’Intelligent d’Abidjan