Le procès des ex-Fds qui a pris fin le jeudi 11 octobre 2012, avec la condamnation à des peines privatives de liberté des cinq militaires accusés par Ouattara d’avoir assassiné le colonel major à la retraite, Dosso Adama, a connu un rebondissement spectaculaire. Durant le déroulement de la plaidoirie de la Défense, Me Gahoua Martial, a pris de cous l’accusation. En brandissant comme preuve, le livre du journaliste Germain Séhoué, paru aux Editions L’Harmattan. Intitulé «Le commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan», cette œuvre fait état de la mort du colonel Dosso. Qui à travers le témoignage d’un élément des Frci, proche du camp Ib, fait la lumière sur des pistes pouvant conduire à l’identification claire et nette des auteurs de cet acte ignoble. Faisant fi de cette vérité, le régime Ouattara a préféré jeter l’anathème sur d’innocents militaires dont le Gal Dogbo Blé Brunot, pour sa fidélité au président Laurent Gbagbo. Face à cette mascarade judiciaire, Me Gahoua Martial a opposé un document imprévu à l’audience. Prenant à témoin, un des passages du livre de Germain Séhoué, l’avocat, dans sa plaidoirie, s’est interrogé sur les faits qui sont reprochés à ses clients (Dogbo Blé et le commandant Kipré Yagba). Car, a-t-il dit, la lumière sur la mort du colonel Dosso Adama doit être faite. A condition que le tribunal fasse comparaître le personnage principal du livre : «Le commandant invisible».
Odette Latey in Le Temps