Cela veut dire que ceux qui peuvent fournir un service au secteur minier, doivent contribuer à améliorer le niveau de l’emploi en RDC. C’est ce que le Chef de l’Etat recherche. Il veut, ensuite, que tout autre secteur fonctionne et contribue au bien-être de l’Etat, d’une manière générale et, en particulier, sur le congolais moyen. C’est ce qui traduit les efforts qu’il faut fournir pour améliorer davantage le cadre macroéconomique. A la conférence de Lubumbashi, on a crié, haut et fort, pour que les gens recherchent et réfléchissent davantage pour faire en sorte que l’exportation des minerais puisse profiter au plus grand nombre de la population. C’est important et c’est possible, selon qu’Il y a une commission interministérielle, ministère des Mines et ministère de l’intérieur, qui y travaille déjà. Dans cette commission, on trouve l’ANR, le Parquet et la Police qui ont pour mission de redynamiser et déployer partout, et surtout au Katanga, des agents pour éradiquer la fraude et la contre bande à tous les niveaux. La volonté de changer se résume dans le travail de la commission qui va bientôt répertorier tous les points de perception de toutes les recettes et suivre continuellement chaque fois qu’une recette est payée, soit directement versée dans la caisse du trésor public.
A cet effet, les redevances minières versées par les sociétés minières, ne sont pas transférées à Kinshasa, malgré les plaintes des provinces. Les raisons : La redevance minière, selon le Code minier, doit être attribuée à hauteur de quarante pour cent à la province qui produit les substances minérales. Mais, il se fait que le budget de l’Etat et insuffisant. C’est ainsi que les recettes qui proviennent des redevances minières ne sont pas réattribuées. Les assises de Lubumbashi ont résolu de corriger cette situation afin que la redevance soit rendue à hauteur de quarante pourcent. Pourquoi le ministère des Mines ne parvient pas à gérer le secteur artisanal alors qu’il compte environ deux millions des creuseurs artisanaux ? La politique substantielle menée, à ce sujet, par le Ministère des Mines envisage que tous les creuseurs artisanaux soient réunis dans les coopératives. Déjà, il y a des coopératives qui réunissent à peu prêt 50 creuseurs. Le but est de faire en sorte que la production artisanale puisse se muer en petite mine, c’est-à-dire en petite industrie dans l’esprit de pouvoir distribuer les richesses. Nonobstant les critiques sur la gestion du ministère des Mines, des statistiques présagent cependant une production progressive. Par exemple, la redevance minière ne dépassait pas un million de dollars en 2007.
A ce jour, elle atteint 120 millions de dollars. Comme pour dire clairement que le secteur minier est bien géré, la faute n’est pas au ministère des Mines, plutôt dans l’amélioration de recouvrement des recettes. Ainsi, l’OCC, en particulier, a été mis à contribution par certaines recommandations fortes. C’est, entre autres, le contrôle de la qualité et quantité des produits miniers qui sortent de la RDC. L’OCC doit certifier véritablement ce qui est le cobalt, le cuivre et non pas comme on le voit dans certaines déclarations. L’OCC doit, aussi, empêcher que les produits uranifères soient exportés, vaille que vaille, au mépris des règles de la République. L’Occ doit être, en outre, dans les entreprises minières, pour y installer ses laboratoires afin que les produits qui seront exportés ne contiennent pas des radiations. A l’unanimité, on a estimé que la gestion transparente veut que l’Etat puisse avoir dans sa caisse de l’argent, de façon à financer ses programmes prioritaires dans le pays. Notamment, en construisant des écoles, des routes, des hôpitaux.
Ensuite, les retombées sur la population doit juguler le paradoxe où l’on vit dans un pays avec des richesses minérales inouïes et que, de l’autre côté, on voit la population dans la misère. Il faut donc, mener un combat, essayer d’éradiquer la corruption, la fraude, l’évasion fiscale, combattre l’impunité de façon à instaurer une bonne transparence et la bonne gouvernance dans le secteur minier. C’est dans l’intérêt de la population congolaise et dans l’intérêt de la trésorerie publique. Prise de conscience Il y a eu une prise de conscience manifeste aux assises de Lubumbashi. Alors, que faire ? Il ne faut pas se limiter à une analyse institutionnelle, c’est-à-dire, une analyse faite par les acteurs d’un secteur. Il faut, par contre, permettre aussi à la société civile, aux experts des universités, de faire la même analyse et jeter un autre regard. Un domaine aussi important que les mines, il faut que la justice puisse accompagner la volonté d’assainir le climat des affaires. Tant qu’il y a l’impunité, on se limitera à des résolutions qu’on répéterait, année après année, sans faire des progrès. C’est l’impunité qui favorise ce que nous déplorons : le déséquilibre entre l’exportation et les retombées financières.
Peter Tshibangu in direct.cd
Wed, 13 Feb 2013 22:10:00 +0100
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