L’étude a révélé un taux net de discrimination de 35% : une personne dont le patronyme l’identifie à un groupe racisé a été écartée du processus d’entrevue une fois sur trois, que ce soit pour la recherche de candidats menée par une entreprise privée ou par un organisme sans but lucratif.
L’étude de la Commission a aussi démontré que les candidats aux noms à consonance africaine étaient nettement plus désavantagés que les candidats ayant des noms arabes ou latino-américains.
Malgré le fait que le Québec sélectionne depuis plus de 15 ans ses immigrants dans la catégorie « travailleurs qualifiés » sur la base de critères conçus pour favoriser la sélection des candidats les plus susceptibles de connaître une intégration réussie, ces derniers connaissent des difficultés d’intégration socioéconomique considérables par rapport aux natifs du Québec et aux immigrants plus anciens d’origine européenne.
Depuis quelques années, on entend fréquemment dire que l’explication tiendrait au fait que le domaine de formation et l’expérience de travail des immigrants seraient mal arrimés aux besoins du marché du travail québécois. Il est aussi communément admis que la non-reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquis à l’étranger contribue dans une large mesure aux problèmes d’insertion socioprofessionnelle des nouveaux arrivants.
Sat, 02 Jun 2012 00:09:00 +0200
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