Ainsi, il y a deux zones Franc CFA. En effet, les billets émis par la BCEAO dont le siège est à Dakar ne circulent pas dans les pays de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale) dont la banque centrale est à Yaoundé. La zone Franc CFA n’a donc rien d’un espace panafricain de coopération.
Ces deux zones ont une même capitale: Francfort. Depuis le Traité de Maastricht, la Banque centrale européenne a hérité du mandat de la Banque centrale française, et est devenue le centre de décision de la politique monétaire de 15 pays africains. Aux 14 pays cités (8 en Afrique de l’ouest et 6 en Afrique centrale) il faut ajouter les Comores puisque le Franc comorien fonctionne sur le même modèle.
En revanche, le Franc rwandais, celui de Djibouti ou de Guinée Conakry, sont des monnaies ne faisant pas partie de ce système étonnant. Inexplicablement, le Franc CFA est depuis toujours un sujet peu discuté.
Son histoire nous porte vers l’époque coloniale. Parmi les pays dont la monnaie est le Franc CFA, seules la Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau n’ont jamais été des colonies françaises. La Mauritanie et la Guinée-Conakry sont les seuls pays à avoir quitté définitivement le Franc CFA. Le Togo devait en sortir le 15 janvier 1963. Mais le 13 janvier au matin, le chef de l’Etat et héros de l’indépendance Sylvanius Olympio fut malencontreusement tué par d’anciens Tirailleurs sénégalais ayant combattu pour la France en Indochine et en Algérie, devant le portail de l’ambassade des Etats-Unis.
Ancien député français, le malien Modibo Keita avait sorti son pays du Franc CFA en 1962, pour le Franc malien, imprimé en Tchécoslovaquie. Il fut renversé en 1968, et mort en captivité en 1977, empoisonné. Le Mali est revenu au Franc CFA en 1984.
Le Franc CFA était apparu le 26 décembre 1945. De Gaulle a reproduit en Afrique l’ingénieuse domination monétaire qu’appliquait l’Allemagne nazie aux pays occupés. C’est ce qu’explique un homme admirable, Nicolas Agbohou, économiste à l’université de Versailles.
Les billets du Franc CFA sont toujours imprimés en France (à Chamalières), et les deux banques centrales émettrices sont contrôlées par des pions français en nombre suffisant pour bloquer toute décision dans les conseils d’administration. Ces administrateurs français sont nommés par le ministère des finances français. Idem pour le Franc comorien et la Banque centrale des Comores.
Le Trésor public français conserve aujourd’hui toujours 50% des réserves des pays du CFA. Ces devises situées sur des comptes d’opération «appartiennent» aux Etats Africains mais ceux-là ne peuvent en disposer librement. Hors «selon le rapport annuel 2012 de la Banque de France, le montant des réserves de cash africain qu’elle sauvegarde est plus élevé que les produits intérieurs bruts individuels de tous les pays de la zone cfa, sauf deux.» rapporte businessweek.com. Une source également citée par ladepechedabidjan.info, le 16 juillet :
Sun, 27 Jul 2014 23:38:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.