Après cette libération imméritée, mon vœu le plus absolu fut de garder le calme face à toutes les vilenies qui furent contées sur moi et la méchanceté qui me conduisit dans le mouroir d’Abidjan. Pourquoi se mettre en tenue de combat lorsque Dieu combat ouvertement pour moi. Ne dit-il pas, de faire silence quand il combat pour nous ?
Mais face à cette liberté inattendue, mes bourreaux désemparés, alors que j’ai repris en dépit de toutes mes souffrances ma mission, celle d’aider modestement à la libération de ma nation, s’inventent encore toutes sortes d’ignominies sur mon compte. Je ne me permettrai pas de répondre pour l’heure afin de ne point distraire de mon temps de résistance celui que nécéssiterait une défense en bonne et due forme, dispersant ainsi nos efforts. Toutefois, pour ceux qui croient de bonne foi à ce qui est dit, je veux juste donner un petit élément pour les persuader de ce que la vérité n’est pas forcement du coté de ceux qui parlent et dénigrent.
Mon voyage d’Accra à la DST au plateau, fut la conséquence d’une série de mésententes entre moi et d’autres personnes qui se disent soucieuses de la situation actuelle de notre pays. Une rencontre entre nous le 13 janvier 2013 confirma les désaccords et des menaces s’en suivirent. Je retiens les propos de l’un des ainés qui réclamait la main mise sur tout, au regard de de ce qu’il considèrait un trop grand investissement de sa part. Ayant été mis en minorité , il menaça de donner des coups et quand il les donne, ça fait très mal. Etant opposé à sa vision, ce sont ses coups que je suis entrain de prendre. J’en suis conscient. Les autres qui s’excitent ça et là ne sont justes que ses hommes de main. Dieu ayant dit à moi la vengeance et la rétribution des méchants, souffrez que je n’en dise pas plus.
Pour ma part, je garde ma foi au Dieu de justice. Ce Dieu qui ne laisse point sombrer le juste. Un Dieu qui secourt le faible des griffes d’un plus fort que lui. Un Dieu devant qui rien n’est caché. L’Eternel des armées qui a promis souverainement de libérer notre nation. Ce Dieu grand qui me fait la grâce en me permettant, moi aussi, chose vile, d’apporter modestement ma contribution à la restauration de notre nation.
Que son nom soit Glorifié !
Fait à Abidjan le 11 Avril 2013
Serge Koffi dit Anaconda
NOTE D’ACC-Côte d’Ivoire
Lorsque nous apprenions le 24 janvier que Serge Koffi dit Anaconda avait été en compagnie d’autres patriotes enlevés à Accra, nous nous mîmes immédiatement au travail afin d’éviter que profitant de notre silence ses bourreaux n’en profitèrent pour les exécuter. Quelques jours plus tard, nous apprenions la libération des compagnons d’infortune de Serges Koffi , et le transfert de ce dernier à Abidjan. Pendant que nous cherchions à mobiliser les troupes autour de cette affaire et alors que toutes les informations en notre possession confirmaient la présence d’Anaconda à Abidjan , quelle ne fut pas notre surprise de lire sur le net, des articles qui affirmaient que Serges Koffi était détenu à la BNI à Accra et qu’en réalité il avait été arrêté par la police ghanéenne car soupçonné d’être une taupe. Ces mêmes personnes qui alors affirmaient que Serges Koffi était détenu à la BNI, aujourd’hui reconnaissent qu’il était à Abidjan, mais ajoutent qu’il y serait allé après avoir demandé à la BNI de le livrer à ses complices ivoiriens.
La conclusion que nous tirons de cette affaire, eu égard aussi à toutes les informations en notre possession, est que lorsque ceux qui croient manigancer dans l’ombre disaient que Serge Koffi était détenu à la BNI, ils le faisaient dans l’unique but d’éviter une mobilisation autour de son cas. Ils étaient sur que Serge Koffi entre les mains de Ouattara, c’était la mort assurée. Il suffisait donc simplement de faire croire aux patriotes qu’il était à Accra, et automatiquement, ces derniers rassurés, n’auraient plus parlé d’Anaconda, et Ouattara aurait fait le reste.
N’ayant pas pu l’éliminer en se servant de Ouattara comme bourreau, voilà qu’ils reviennent à la charge lançant une fatwa en bonne et due forme, s’inventant des scénarios hollywoodiens afin de justifier l’élimination de l’un des nôtres.
Vous vous demanderez sans doute pourquoi tous ces soubresauts. Chers patriotes, ce que nous devons retenir, c’est que le fait de se définir patriote ne nous rend pas automatiquement honnête. Et ces deux années de désert l’ont amplement démontré. Malheureusement parmi nous, des personnes insoupçonnables convaincues que tôt ou tard Ouattara s’en ira, ont commencé à faire le vide autour d’elles. Ces personnes nous ne les définirons pas traitres, disons plutôt qu’elles commencent à éliminer préventivement la concurrence alors que le fauteuil disputé est encore occupé. C’est triste, nous en convenons, mais c’est la réalité, et c’est bien dommage qu’un personnage comme Hassan Magued que nous respections pourtant se soit laissé entrainer dans ce jeu préjudiciable à notre cause.
Source : ACC- Côte d’Ivoire
Sat, 13 Apr 2013 14:14:00 +0200
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