Le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), Sylvain Miaka Ouretto, a dénoncé l’atmosphère malsaine qui entoure la détention des militants du Front populaire ivoirien (FPI), tendant à faire croire, que ces derniers sont coupables, avant même qu’ils soient jugés. Une allusion aux déclarations d’Alassane Dramane Ouattara qui, depuis sa prise de pouvoir, ne cesse de clamer que Laurent Gbagbo sera jugé pour atteinte à la sureté de l’Etat, puis conduit devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité. Miaka Ouretto a réaffirmé cette position, mercredi dernier, au sortir de la rencontre entre la direction du FPI, et les diplomates européens et Onusien, à l’Assemblée nationale. «Beaucoup de nos camarades sont en résidence surveillée. Beaucoup sont encore cachés, parce qu’ils ont peur de se faire arrêter. Laurent Gbagbo et son épouse sont détenus au Nord. C’est qu’il leur est reproché des crimes graves, mais on ne nous permet pas de leur rendre visite, c’est grave… Aujourd’hui, quand on voit ce qui se passe, et qu’on écoute les uns et les autres, on a l’impression qu’ils sont déjà coupables », a-t-il soutenu. Le secrétaire général du FPI a souhaité que les personnes détenues à la Pergola soit libérées, car, a-t-il souligné, à tout moment, ils peuvent être entendus.
Pour sa part, Laurent Akoun, secrétaire général adjoint, a expliqué que les nouvelles autorités ont mis le FPI devant le fait accompli, dans la formation du nouveau gouvernement, alors que le parti demandait qu’une discussion réelle soit engagée. «On a voulu nous prendre comme si nous étions quémandeurs de postes, alors que ce n’était pas le cas. C’était un devoir», a-t-il avancé. Laurent Akoun a fait comprendre à ses hôtes que le Front populaire ivoirien reste ouvert à la discussion, même si pour le principe, il s’engage à faire une opposition républicaine. «Nous attendons des gestes. Il revient aux nouvelles autorités de donner des gages », dira-t-il.
La délégation du FPI était conduite par Koulibaly Mamadou, président par intérim du parti.
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