« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Recherche des 213 Wê massacrés par les pro-Ouattara : Déjà 47 corps identifiés

«Le travail avance. Nous avons investi toutes les forêts, tous les villages et tous les coins pour retrouver et identifier les corps qu’on aurait pas encore vus mais aussi retrouver les milliers d’enfants, d’hommes et de femmes portés disparus». C’est un humanitaire proche des Nations-Unies qui nous parlait ainsi en milieu de semaine, manière pour lui de nous rassurer sur ce qui se fait pour éclairer l’opinion sur le massacre du camp de Nahibly. Sa structure est actuellement à l’ouest, précisément dans le département de Duékoué où, le 20 juillet dernier au matin, plus de 300 personnes (toutes des Malinké) venues du quartier Kokoman, appuyées de dozos et de Frci, ont attaqué et incendié le camp des déplacés internes de Nahibly. Selon tous les témoignages et les rapports de l’Onuci qui gardait le camp, les assaillants ont été aidés par les Frci et les dozos qui ont pris le soin d’encercler le camp pour ne permettre aucune fuite d’aucun réfugié. Bilan de cette barbarie indescriptible : 213 Wê tués et plus de 1000 disparus.

Selon cet humanitaire, sur les quelque 5000 déplacés qui habitaient le camp de Nahibly, plus de 3000 ont été pour le moment retrouvés. Les recherches continuent pour localiser les 2000 autres restants.

En attendant le résulat du «ratissage» des humanitaires qui ont le soutien de l’Onuci, les populations ont pu identifier 47 des nombreux corps éparpillés à travers la forêt autour du camp. Vu que certains corps ont été calcinés et d’autres découpés à la machette, il a été impossible aux Wê d’identifier tous les corps (voir tableau).

Au fur et à mesure que les découvertes macabres se feront, nous les mettrons à la disposition de l’opinion publique mais aussi du pouvoir Ouattara qui a choisi, une fois encore, de banaliser la mort d’Ivoiriens parce qu’ils ne sont pas des «rattrapés». Tout ça est proprement scandaleux !

Abdoulaye Villard Sanogo in Notre Voie

Sat, 04 Aug 2012 04:28:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

5 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.