Mais déjà, des formations politiques, selon nos informations, ne font pas de difficulté à participer au prochain gouvernement. D’un côté, il y a les partis membres du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, coalition au pouvoir). A savoir, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) d’Henri Konan Bédié, du Rassemblement des Républicains (Rdr) d’Alassane Ouattara, de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) d’Albert Mabri Toikeusse, et du Mouvement des Forces d’avenir (Mfa) d’Innocent Anaky Kobénan.
Le Rdr (parti au pouvoir) et le Pdci, il faut s’y attendre, auront un nombre important de ministres en rapport avec leurs poids au sein du Rhdp. De l’autre côté, il y a la ligue des Mouvements pour le progrès (Lmp) composée du Cap-Udd de Gervais Coulibaly, de l’Udcy de Mel Eg Théodore, de l’Urd de Danièle Bonie Clavérie, du Mnc-Alternative de Kabran Appiah, et du Rpc d’Henriette Lagou. Ce groupement de partis de l’opposition, a-t-on appris, pourrait avoir deux ou trois représentants dans la nouvelle équipe gouvernementale. Il leur sera proposé nul doute de faire des propositions de noms dans ce sens.
Si ces deux coalitions (Rhdp et Lmp) sont quasiment Ok pour le prochain gouvernement Ouattara, l’entrée du Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir) est loin d’être un acquis. Des discussions pointues entre le pouvoir et cette formation politique sont prévues. La satisfaction des préoccupations essentielles du Fpi, pourrait amener ce parti à rentrer au gouvernement. Il s’agit, selon nos sources, essentiellement de la libération des cadres, dirigeants et militants du Fpi incarcérés à Abidjan et dans des villes de l’intérieur, de la levée de certains mandats d’arrêts visant des pro-Gbagbo, ainsi que du retour des exilés en Côte d’Ivoire.
Le régime Ouattara acceptera-il ces conditions ? Difficile d’y répondre. Mais nos sources révèlent que la question de la participation du Fpi au prochain gouvernement, divise les responsables du Fpi. Certains estiment que le parti ne peut rester indéfiniment en marge de la gestion du pays, et qu’il temps de mettre fin à la politique de la chaise vide, pour entrer au gouvernement comme l’ont fait d’ailleurs, le Rdr et le Pdci qui sont aujourd’hui au pouvoir. D’autres par contre, ne souhaitent pas voir le Fpi »se rendre complice » de la gestion du pouvoir Ouattara.
Pour eux, une éventuelle entrée au gouvernement sera synonyme de trahison à l’endroit de l’ex-président Laurent Gbagbo incarcéré à la Cour pénale internationale (Cpi) mais aussi à l’endroit des militants du Fpi. En entendant donc de voir ce que les discussions à venir entre le pouvoir et le Fpi vont donner, le Président de la République, Alassane Ouattara, peaufine, lentement mais sûrement, la composition de son prochain gouvernement qui pourrait être connu avant le début de l’année 2013.
Par Bamba Idrissa in Soir Info
Mon, 12 Nov 2012 09:27:00 +0100
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