A l’Epp Angré 1, 2 et 3, les Perles, Kouadio Assaouré, Oba Hélène, Ibamas, Génie 2000, les Latrille, 2 Plateaux sud et nord, Rosiers 4 et 5, Joachim Boni, Aghien pour ne citer que celles-là, tous les élèves ont été renvoyés à la maison, les salles de classe fermées à double tour.
«Depuis seulement deux mois que Mme Pongathié a pris les rennes de cette IEP, les actes tendant à chosifier ses collaborateurs, notamment les instituteurs sont devenus monnaie courante. Interdiction est faite à tout instituteur de se rendre à l’IEP quelle que soit la gravité de son problème en dehors des mercredis. Plus grave, même ces mercredis qu’elle a décrétés de façon unilatérale pour les instituteurs, elle ne vous reçoit, là encore avec beaucoup de chance qu’après que vous avez rempli une fiche indiquant le motif de votre présence qu’elle apprécie selon ses humeurs. Au niveau des autorisations d’absence, là encore, elle veut nous arracher nos droits les plus minimes. Relativement aux textes en vigueur, il faut faire remarquer que pour une demi-journée et une journée, les directeurs d’école et les conseillers pédagogiques sont habilités à vous accorder des autorisations d’absences. Elle s’arroge le droit de le faire. La demande ne peut être acceptée que si vous êtes en mesure de trouver un remplaçant. Ce qui engendre beaucoup de désagréments et de préjudices.
Au niveau pédagogique, obligation est faite aux instituteurs, de produire des fiches manuscrites à l’heure des TIC. Face à ces traitements dégradants, nous lui demandons de revoir sa gestion humaine, administrative et pédagogique. C’est pourquoi, nous nous réservons le droit si rien ne change, d’utiliser tous les moyens pour nous faire entendre», a indiqué Dosso Lanciné, le secrétaire général de la Fédération des instituteurs pour la revalorisation de l’école en Côte d’Ivoire (Fireci) qui a lancé ce mouvement de grève.
Charles Bédé in Notre Voie