« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Réponse à Joël N’Guessan : porte parole du RDR « aurait il fallu dire qu’ils parlaient japonais tant bien même qu’on les a entendu parler Dioula »

C’est avec désolation que j’ai lu ton communiqué après l’attaque du siège du FPI. Apparemment la seule chose qui t’a offusqué serait que «certains individus, mus par le désir permanent de voir la Côte d’Ivoire replongée dans le désordre, proclament sur les antennes des radios et médias internationaux que cet acte a été posé par des individus armés de fusils de chasse et parlant Dioula». Pour toi, cette pratique crée la « stigmatisation des groupes de populations ivoiriennes sur base de replis identitaire est l’une des principales causes de la crise que notre pays traverse depuis plus d’une décennie »
Loin de vouloir encourager la guerre ethnique en Côte d’ivoire, je tiens à te rappeler que cette pratique a été introduite en Côte d’Ivoire par ton mentor d’aujourd’hui qui déclarait sur les chaines internationales et ce en 1998 « on ne veut pas que je sois président parce que je suis du nord et musulman ». Depuis son entrée en politique il a fait de la division ethnique son principale cheval de batail jusqu’a créer la fissure de la nation et du pays qui s’est matérialisée avec la rebellions de 2002.
Après son installation au pouvoir par la France il a d’avantage accentué cette « stigmatisation » avec sa politique de rattrapage qui a consisté en la nomination à la plupart des postes des cadres du nord. Chose qui a beaucoup frustré les autres ethnies y compris celle de votre principale allié qui s est vu lésée dans le partage du gâteau.
Aujourd’hui encore la fissure est plus palpable sur nos routes lors des contrôles aux nombreux barrages dressés par votre milice tribale appelée FRCI. Il est dangereux de leur présenter une carte avec un nom à consonance Beté ou Guéré parce que pour vous ce sont les principaux supporteurs de Gbagbo.
Je suis d’accord avec toi que cette stigmatisation n’est pas bonne pour la cohésion de notre nation. Mais aurait il fallu dire qu’ils parlaient japonais tant bien même qu’on les a entendu parler le Dioula ?

Christian Claude

Mon, 20 Aug 2012 19:22:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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