« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Répression aveugle contre les pro-Gbagbo Yéboué Lazare, membre du bureau politique du Pdci-Rda, dénonce les pratiques de Ouattara

« Moi j’ai lu le livre de Nelson Mandela « La longue marche pour la liberté ».J’ai lu les 900 pages et j’ai bien compris ce qui s’est passé là-bas, en Afrique du sud. Malgré toutes les difficultés qu’il vécues, Mandel,arrivé au pouvoir, il a dit : « les frères, c’est vrai qu’on a souffert, on nous a tués, mais les quelques uns d’entre nous qui restons encore en vie, acceptons de pardonner. Nous avons créé une commission dialogue, vérité et réconciliation, juste pour que ceux qui ont commis les exactions fassent leur acte de contrition. Et ça suffit. On n’a emprisonné personne. On n’a pourchassé personne. En tout cas, je parle de ce qui s’est passé en Afrique du Sud. En Côte d’Ivoire, ce n’est pas le cas. Si on veut vraiment la réconciliation, il y a des démarches et des sacrifices à faire ».L’homme qui parle ainsi se nomme Yéboué Lazare, membre du bureau politique du Pdci-Rda, allié du Rdr dans le cadre du Rhdp. Dans l’interview fleuve qu’il a accordée hier à un confrère de la place, le baron du parti sexagénaire a bien voulu exprimer ce cri de cœur face à la répression sauvage et aveugle qui s’abat sur les pro-Gbagbo depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, le 11 avril 2011.M. Yéboué Lazare ne veut pas comprendre que pendant que le Chef de l’Etat parle de réconciliation entre les fils et filles de ce pays, il garde plus d’une centaine de responsables d’un parti politique dans les goulags et traque certains citoyens parce qu’ils ne lui font pas allégeance ou refusent de se reconnaitre dans son discours. Pour lui, la réconciliation, ce n’est pas un vain mot, mais un comportement accompagné de gestes et de sacrifices forts. Ce que Ouattara et son régime refusent de faire. Pourtant, poursuit-il, le pays est bloqué et que la pauvreté gagne du terrain à grand pas. Et l’ancien PCA de la SIR de lâcher sa colère. « Les Ivoiriens ont besoin d’accalmie, de tranquillité pour vaquer à leurs occupations. La pauvreté grandissante vient des activités économiques et commerciales qui sont complètement bloquées. Tout le monde ne peut pas être ministre ou PDG. Mais tout le monde a besoin de manger, de se soigner et de vivre en paix ».Comme cela se voit, l’instinct vindicatif du pouvoir commence à agacer l même les partenaires et alliés du régime.

Nicole Bantchi in Aujourd’hui

Sun, 30 Sep 2012 13:06:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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