« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Reprise du dialogue: Le Fpi opte pour la fermeté et maintient ses préalables

Le communiqué sanctionnant la réunion a été distillé aux médias, hier lundi 15 juillet 2013 en fin d’après-midi, et les termes employés relativement à la reprise du dialogue avec les autorités sont fort éloquents : « le comité central endosse la communication faite par le secrétariat général et l’instruit de demeurer ferme et sans transiger, avant l’ouverture d’une quelconque rencontre » sur les conditions précédemment formulées par le parti.

Ces conditions ou préalables sont au nombre de quatre (4) : l’exigence de la « libération immédiate et sans condition » de Koua Justin, responsable des jeunes du Fpi et membre de la direction ; l’exigence de la « certitude de l’arrêt des persécutions, des arrestations, des enlèvements et de l’emprisonnement des personnalités de l’opposition » ; la matérialisation de la mise en œuvre effective des points de convergence obtenus lors de la première partie des négociations, particulièrement le paiement effectif des arriérés de 2011 et 2012 du financement public des partis politiques dû au Fpi et le dégel des avoirs ; enfin, la désignation consensuelle d’un arbitre et d’un Comité de suivi par les deux parties.

Fin juin, alors que le parti d’opposition avait été appelé par le gouvernement à reprendre les discussions, il avait adressé une correspondance au premier ministre, lui déroulant ses conditions avant toute reprise de dialogue.

Le comité central tenu à Abidjan est venu conforter une position déjà connue de l’opinion nationale et internationale.

A leur réunion de samedi, les responsables socialistes se sont élevés contre les propos du chef de l’Etat Alassane Ouattara qui a, récemment, appelé le Fpi à faire acte de repentance et à « demander pardon » aux Ivoiriens. « Le Comité Central s’insurge contre les propos tenus par le Chef de l’Etat appelant le Fpi à se repentir de la crise post-électorale. Il rappelle à la communauté nationale et internationale que le Fpi est un parti assurément responsable des actes qu’il pose; il les assume diligemment chaque fois que de besoin. A contrario, c’est bel et bien M. Ouattara qui, depuis son intrusion dans la politique en Côte d’Ivoire fin 1989, y a introduit la violence sous toutes ses formes (…) sans jamais en assumer l’imputabilité, encore moins, demander pardon au digne peuple ivoirien extrêmement et continuellement meurtri », rapporte le communiqué émanant de la cellule de communication du parti.
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Tue, 16 Jul 2013 06:54:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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