« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Revue de presse – Situation socio-politique et économique

Audience de Laurent Gbagbo

Hier, la juge unique de la Cour Pénale Internationale (CPI) Silvia de Gurmendi a entendu les différentes parties dans l’affaire Gbagbo pour leurs observations dans la fixation des dates du procès de confirmation de charges. D’après Notre Voie, ce fut « un débat houleux entre la défense et le procureur », lit-on à la Une du journal. Car, la juge a proposé le mois de février 2013 pour le début de l’audience de confirmation de charges, estimant que la procédure a accusé trop de retard. Son avis est partagé par le procureur mais non par la défense qui a indiqué qu’elle a besoin de temps pour examiner l’authenticité des témoignages recueillis par l’adversaire et également de plus de moyens, puisqu’il s’agit « d’une affaire extrêmement sensible », a dit Me Altit. Le Temps trouve que la CPI « s’embrouille » dans cette affaire, car les procès se succèdent sans rien apporter de nouveau. Pour fixer la date de confirmation des charges, le quotidien demande si la Cour avait besoin d’une audience de mise en état. Selon lui, la décision d’hier laisse entrevoir le flou qui entoure le dossier et la confusion de la CPI, et qui par ailleurs donne raison à Gbagbo qui disait : « mon dossier est vide ». Pour Le Nouveau Réveil, Laurent Gbagbo a perdu un round crucial à dans son affaire d’autant plus que le procureur a souhaité apporter de nouveaux éléments à son document de notification des charges. En marge de cela, L’inter écrit que la CPI insiste sur le cas Simone Gbagbo. Il rapporte les propos de Hamadi Ba sur Onuci.Fm. En effet l’émissaire de Bensouda en Côte d’Ivoire a demandé au pouvoir de livrer l’ex-première Dame. « Nous attendons que les autorités ivoiriennes la remettent à la Cour », a-t-il dit.

Recherche de financement par Ouattara

Le chef de l’État est rentré de Paris où il a été rencontré des partenaires au développement pour la recherche de moyens en vue de financer le Plan National de Développement (PND). Fraternité Matin se réjouit de « la bonne moisson » faite par le Président Ouattara qui a récolté 4300 milliards. Le concerné lui même s’est félicité « d’une performance extraordinaire » puis a déclaré que « les nouvelles sont bonnes, les nouvelles sont extrêmement très bonnes… J’ai souvent lu dans la presse que je suis Magellan parce que je voyageais beaucoup. Voici les résultats ». L’Expression complète que le chef de l’État a affirmé que « le financement public d’à peu près 2ooo milliards a été bouclé puisque nous avons obtenu plus du double. C’est un succès, c’est du jamais vu au niveau du groupe consultatif ». Mais cet argent glané ça et là préoccupe Nord-Sud Quotidien. Il demande si le ré-endettement de la Côte d’Ivoire ne met pas le PPTE en danger. Une question qui a préoccupé les députés lors du passage de la ministre de l’économie à l’Assemblée Nationale, rappelle t-il. Si des personnes ont salué la prouesse du président ivoirien, Dr Prao, économiste et enseignant d’Université a relevé que « si plus de douze ministres se rendent à Paris pour un événement, l’argent récolté servira en partie à leur déplacement ».

CAF, Jacques Anoma réagit au rejet de sa candidature

L’ex-président de la Fédération Ivoirienne de Football, Jacques Anoma, en lice pour l’élection à la présidence de la Confédération Africaine de Football, a réagi au rejet de sa candidature : « cette décision scandaleuse n’honore ni le football africain, ni la CAF », a t-il décrié dans Soir Info. Cependant, il dit en prendre acte. Mais il ne compte pas s’arrêter là. Jacques Anoma veut recourir aux moyens légaux pour demander que justice lui soit rendue. Dans L’inter, on lit qu’il a dit : « profondément attachés que nous sommes aux idéaux de justice et au strict respect des règles régissant les compétitions électorales à la CAF et à la FIFA,…, nous nous en remettrons dès la notification officielle de cette décision et après consultation avec nos autorités de tutelle, aux instances internationales de recours en la matière, pour faire triompher le Droit ».

Par César DJEDJE MEL in linfodrome.com

Wed, 12 Dec 2012 11:49:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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