« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Rumeur/ Bastonnade de militants FPI à Logoualé : Les précisions des Forces nouvelles de la zone 6

Selon les explications du commandant adjoint de la zone 6 que nous avons joint hier, aucun militant du Front populaire n’a été battu par les Forces nouvelles à Logoualé. « S’il y a un militant du FPI qui dit qu’il a été battu, qu’il donne l’identité de l’élément des Forces nouvelles qui l’a battu. Aucun militant n’a été battu. Ils sont partis de Man et Danané le mercredi ou le jeudi et ils sont rentrés le lundi 3 mai 2010. On leur avait demandé, avec ces bruits d’infiltrations, de nous laisser la liste des occupants de leurs différents cars avant de partir, mais ils ont refusé. J’ai été appelé par les éléments au corridor de Zélé, mais je leur ai dis de les laisser partir sans prendre de l’argent avec qui que ce soit, parce qu’il s’agit d’une fête de la liberté. Ils sont donc tous partis et ils sont rentrés le lundi soir, aux environs de 22h 30. J’ai été appelé par quelqu’un qui m’a dit qu’il a eu mon numéro avec le directeur général de la Douane. Je lui ai demandé ce qui se passe et il m’a dit que les éléments au corridor de Logoualé leur demandent de payer 2.000 FCFA avant de les laisser partir. Des instructions ont été données aux éléments en poste au corridor de Logoualé, afin de laisser les cars passer, sans prendre un seul centime aux passagers. L’erreur qu’ils ont commise, c’est qu’ils n’ont pas contrôlé les passagers, sinon ils auraient su qu’il y avait trois personnes qui n’avaient aucune pièces d’identité», a expliqué le capitaine Diarrassouba Adama Tuo, l’adjoint du commandant de la Zone 6. A l’en croire, c’est à l’entrée de la ville de Man, au niveau du carrefour Zélé, qu’il a encore été informé de ce qu’il y avait encore des tracasseries. « Je me suis rendu sur les lieux et après une fouille minutieuse, nous avons pris trois militants qui prétendent avoir égaré leurs pièces à Abidjan. J’ai donné l’ordre de les conduire à la brigade mixte de gendarmerie de Man. L’un d’entre eux a été identifié par ses parents, les deux autres attendent leurs parents », a poursuivi le capitaine Diarrassouba, précisant avoir rassuré le secrétaire général de la préfecture de Man et l’épouse du ministre Douaty, que personne n’a été battu. « Nous sommes dans une zone CNO et nous jouons notre rôle de sécurisation, comme le prévoit l’accord de Ouagadougou », a-t-il conclu.

Avec la partenariat de L’Intelligent d’Abidjan / Par Olivier Dion

Wed, 05 May 2010 04:07:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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