C’est dans ce contexte bolloréen que Médiapart nous en révèle une autre, dont certains détails avaient déjà étaient exposés dans la presse à petites doses.
L’Express : Selon Jacques Dupuydauby, ex-dirigeant du groupe portuaire Progosa, interrogé par Mediapart, des chefs d’Etat africains auraient avoué avoir subi des pressions de la part de l’Elysée au profit du groupe Bolloré.
"Quand Vincent Bolloré s’implante quelque part, il utilise le président français comme son VRP de luxe. Nicolas Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions […] On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions." Dans l’interview que publie Médiapart ce lundi, Jacques Dupuydauby ne mâche pas ses mots, et accuse ouvertement le président de la République de "chantage d’Etat" au profit de son ami Vincent Bolloré.
Au lendemain de son départ à la retraite, l’homme d’affaires franco-espagnol, président du groupe portuaire Progosa, ancien vice-président du groupe Bouygues et proche des réseaux chiraquiens, affirme avoir personnellement recueilli les confidences embarrassantes de plusieurs présidents africains, dont Faure Gnassingbé (Togo), Denis Sassou N’Guesso (Congo) et Paul Biya (Cameroun).
"Vous ne pourrez plus compter sur l’appui de la France"
Les trois dirigeants lui auraient affirmé qu’ils ne pouvaient (ré)attribués la gestion des ports de Lomé, Pointe-noire et Douala à son ex-société en raison des pressions exercées par Nicolas Sarkozy au profit du groupe Bolloré. Selon lui, le message de l’Elysée était clair : "Si vous ne faites pas ce qu’on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez plus compter sur l’appui de la France."
Dans cet entretien, Jacques Dupuydauby évoque également l’intervention de l’Elysée pour les ports de Misrata en Libye, et d’Abidjian en Côte d’Ivoire, attribués malgré les bouleversements politiques au groupe Bolloré. Selon l’ex-homme d’affaires, Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret et Alain Carignon, un proche de Brice Hortefeux, jouaient un rôle de "courroie de transmission" entre le chef de l’Etat et ces dirigeants africains.
N’oublions pas que dans le livre Sarko m’a tuer, ce même Dupuybaudy accuse ouvertement Sarkozy de tentative d’extorsion de fonds à son encontre, accusation gravissime, sans que cela n’ait à ce jour entraîner une plainte en diffamation.
Notre combat n’est même pas que Sakozy soit battu, il continue de baisser dans les sondages et ce n’est pas ses fiascos européens à répétition, sa gestion catastrophique de la crise de l’euro, le financemennt par les français à hauteur de 300 millions d’euros pour installer la Charia en Libye et mettre à sa tête l’ancien ministre de la justice de Kadhafi, responsable des condamnations à morts des soignants bulgares et érudit en droit coranique, qui vont le faire remonter. Non le combat c’est qu’il prenne le chemin direct, par air Bolloré s’il le veut, vers l’exclusion du second tour.
Il nous reste un peu moins de huit mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.
agoravox.fr
Wed, 26 Oct 2011 12:34:00 +0200
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