A l’entame de cette rencontre qui a eu lieu au siège de l’Anopaci à Cocody, de 10 heures à 12 heures, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo a fait savoir qu’il s’agissait pour lui et sa délégation d’entendre l’analyse de la première faîtière de la société civile ivoirienne sur les questions relatives aux droits de l’homme, à la réconciliation nationale, à la démocratie, etc. Donnant son propre point de vue sur la situation sociopolitique, Affi N’Guessan a estimé que le régime actuel a ramené la Côte d’Ivoire à l’ère du parti unique. « Les médias d’Etat sont caporalisés », a-t-il regretté, signalant au passage que notre pays « est revenu au parti unique » avec de telles pratiques. « C’est une situation inacceptable », a relevé le président du FPI.
Il a surtout déploré l’impossibilité pour les partis de l’opposition d’exercer librement leurs activités dans un contexte de violence entretenue par des groupuscules proches du pouvoir. Sur ce point, il a rappelé les premiers meetings que son parti a essayé d’organiser après avril 2011 et qui ont été réprimés dans le sang à Koumassi, Yopougon, Bonoua, etc.
Sans oublier les nombreuses autres manifestations empêchées ou interdites par le pouvoir. « Depuis, c’est le calme plat », a-t-il déploré, tout en marquant sa détermination à faire face à cette situation. « C’est un combat à ne pas abandonner. Sinon, nous aurons abandonné le combat de la démocratie », a dit Affi N’Guessan. Parlant de la sécurité publique, l’ex-prisonnier de Bouna a indiqué que « personne n’est en sécurité en Côte d’Ivoire ».
Avant son intervention, le Coordonnateur national de la CSCI, Dr Christophe Kouamé, a fait part du désaccord de la faîtière avec les lois sur l’apatridie, la nationalité couplée au foncier rural et la saisine de la CSCI au Conseil constitutionnel, aux fins de reporter l’adoption de ces lois. Après avoir exposé la vision de la société civile sur la réconciliation et la sécurité, le Dr Christophe Kouamé a invité les dirigeants à éviter les mauvais arrangements politiques. Il faisait allusion à l’accord de Linas Marcoussis, d’où sont issus les lois sur l’apatridie, la nationalité et le foncier qui font couler beaucoup d’encre et de salive.
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Wed, 04 Sep 2013 11:59:00 +0200
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