Les images du capitaine Anselme Séka Yapo, dit «Séka Séka», ancien aide de camp de Simone Ehivet Gbagbo, épouse du président Gbagbo, diffusées à la RTI1 menotté et déshabillé auront mis fin aux conjectures. La rumeur qui s’est répandue durant l’après-midi de samedi, s’est avérée fondée. «Séka Séka» a été pris.
Les questionnements fusent, forcément. Premièrement, qu’est-il venu faire dans la fournaise abidjanaise, s’interrogent certains. «Séka Séka» était en escale, et devait se rendre en Guinée à partir du Ghana à bord d’un vol Asky. Etait-il au courant de cette escale abidjanaise à hauts risques ? Certains analystes vont jusqu’à penser que l’itinéraire du vol a pu être modifié à la dernière minute…
L’arrestation de «Séka Séka» est-elle le fruit de la coopération entre plusieurs officines ? «J’imagine mal que cela ait pu se passer sans l"expertise" des services français», tranche une source généralement bien informée. Au moment où le début des enquêtes de la Cour pénale internationale est annoncé, nul doute que le régime Ouattara et ses alliés internationaux tenteront de «retourner» le capitaine Séka, dont la proximité avec le couple présidentiel ne fait aucun doute, et de le pousser à endosser, par la torture ou par le chantage au transfèrement à La Haye, des témoignages fabriqués dans le but de donner de la «chair» aux dossiers d’accusation qui seront montés contre Laurent et Simone Gbagbo. Dans des confidences publiées par Le Nouveau Courrier, le général Bruno Dogbo Blé avait révélé qu’à Korhogo, il avait subi les pires tortures de la part de ses geôliers prétendant que Simone Gbagbo avait avoué son rôle dans de prétendus «escadrons de la mort» et lui demandant d’avouer lui aussi pour avoir la vie sauve.
Benjamin Silué in nouveaucourrier.info