Merci à Top Visages qui me permet de m’adresser à tous ses lecteurs et à mes fans. Cela fait près de deux ans que je suis à Paris. L’ambiance est très bonne. On s’approche allégrement de l’été et c’est donc le beau temps qui s’annonce.
Quelle est ta nouvelle vie là-bas ?
La France, un autre environnement auquel on ne s’était pas préparé pour un séjour prolongé, mais nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont permis de nous adapter, et donc on ne se plaint pas. C’est pourquoi, je ne parlerai pas de nouvelle vie, mais juste une continuité dans mon travail à savoir la musique qui est le métier que j’ai choisi. Donc, c’est à cela que je m’attelle au quotidien pour le plaisir de mes nombreux fans qui me suivent depuis ces années. Dieu merci, les choses avancent comme on le souhaite.
Maintenant que tu es en France, les choses doivent être faciles pour ta percée sur la scène internationale ?
Oui, c’est vrai, certains peuvent penser ainsi mais je ne vois pas les choses de cette manière. Sinon, tous nos devanciers dans la musique qui ont immigré vers l’Europe auraient connu une percée fulgurante de leur carrière. D’ailleurs, c’est plus difficile que l’on pense. Ici, il faut beaucoup travailler musicalement parlant, il faut trouver le bon circuit pour te faire tourner. Il faut également trouver des personnes qui sont prêtes à s’investir dans ta carrière et souvent cela n’est pas évident. Sans oublier qu’il y a le facteur chance qui compte. Donc, c’est la somme de toutes ces choses qui peuvent te permettre d’avoir une bonne position dans les hits et de percer sur la scène internationale. Maintenant que nous savons ce à quoi nous avons affaire, nous travaillons dur.
Selon toi, quelle est la place du reggae ivoirien en France ?
Le reggae ivoirien est respecté et très compétitif sur la scène internationale car chacun d’entre nous a son style et l’honneur revient à mon pays la Côte d’Ivoire
Est-ce vrai que des majors ont refusé ton album ?
Oui. Avant mon exil, certains majors ont refusé mon album mais c’est du passé. Donc, je ne compte plus revenir sur ce sujet.
As-tu des regrets pour ton engagement dans la politique ? Des regrets pour avoir fait la politique ?
Je ne crois pas car je n’ai jamais fait la politique. Je suis un artiste engagé aux côtés de mon pays qui avait besoin d’une voix pour faire entendre le cri de détresse de son peuple et j’ai répondu présent. Maintenant, ceux qui n’ont rien compris dans mon engagement, ont vite fait d’interpréter cela en disant que je faisais de la politique. Si c’était à refaire, je le ferais pour mon pays car je suis la voix des sans voix. Je suis très serein en disant à mes fans et mon peuple que je vais très bien. Certes, je suis loin des yeux mais près du cœur. un jour, on se reverra.
As-tu les nouvelles de ta femme ?
Elle se porte à merveille.
Peut-on savoir où elle se trouve ?
Jocker, excusez-moi, j’en dirai pas plus.
Combien d’enfants as-tu ?
J’ai deux enfants. Une fille et un garçon.
A quel niveau se situe ta demande d’asile politique en France ?
Jocker.
La rumeur dit qu’on a refusé ton dossier ?
Frangin, je pense bien qu’on a fini l’interview.
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Sun, 07 Jul 2013 01:52:00 +0200
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