En effet, le régime Ouattara via sa « justice des vainqueurs » poursuit les 90 prisonniers politiques pour « atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l’autorité de l’Etat, constitution de bandes armées, direction ou participation à un bande armée, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l’ordre public, coalition de fonctionnaires, rébellion, usurpation de fonction, tribalisme et xénophobie ». Toutes ces accusations irréalistes contre Simone Gbagbo, Abou Drahamane Sangaré, Aké N’Gbo, Affi N’Guessan, Michel Gbagbo et les autres ont fait l’objet d’une ordonnance de règlement du juge d’instruction du 10ème cabinet de la cellule spéciale d’enquête en charge du dossier. Ce juge a conclu, a-t-on appris, qu’on peut retenir toutes ces charges, perçues par ailleurs comme des crimes, contre la majorité des 90 prisonniers politiques. A l’exception de l’accusation de « coalition de fonctionnaires » qu’il n’a pas retenue contre certains des prisonniers. Interrogés hier, des avocats des prisonniers politiques se sont gardés de commentaire. L’on saura cependant, plus tard, qu’ils pourraient demander un renvoi de l’audience pour mieux préparer la défense vu que le délai de mercredi est cours. Comme on le voit la mascarade judiciaire se poursuit sous Alassane Dramane Ouattara.
Didier Depry in Notre Voie
didierdepri@yahoo.fr
Tue, 18 Jun 2013 10:37:00 +0200
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