« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Sit-in de la JFPI / Le préfet d’Abidjan interdit la manifestation La JFPI opte pour une conférence de presse

Le sit-in prévu par la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI) n’aura finalement pas lieu. En lieu et place, les organisateurs animent au QG de campagne qui sert de siège provisoire une conférence de presse qui sera prononcée par Koua Justin, le secrétaire national par intérim. Les choses se passeront ainsi contre le gré des jeunes qui entendaient exprimer leur ras-le-bol. Un ras-le-bol contre ce qu’ils qualifient de ‘’dérive totalitaire’’ du pouvoir, faite de brimade et de répression toujours, selon eux. Ils ne seront pas à la cathédrale Saint Paul ce matin. Déjà dans la mi-journée, le pouvoir avait pris les devants en produisant un communiqué lu à la télévision nationale au journal de 13 heures. Mais bien avant, il y avait eu des tractations entre les deux parties pour trouver un terrain d’entente. La rencontre qui s’est déroulée au cabinet du ministre de l’Intérieur le mardi 2 octobre a été sans résultat concret. Une autre rencontre avait été programmée avec les organisateurs conduits par le secrétaire national Koua Justin hier mercredi après-midi. C’est justement, selon une source au sein de la JFPI, avant le début de cette rencontre que le communiqué a été lu à la télé. La même source soutient qu’à la réunion du mardi, il avait été demandé à la JFPI de faire une déclaration à la télévision dans le sens de l’annulation du sit-in. Chose qu’elle a naturellement rejetée. Sur le lieu même désigné pour la tenue du sit-in, les choses ne semblaient pas être à la symphonie entre la JFPI et l’archevêché. Dans une déclaration du chargé de communication de cette institution religieuse, le clergé se disait opposé au déroulement d’une manifestation à caractère politique devant ses locaux. Il proposait en échange une messe à la jeunesse du FPI si tant est qu’elle appelle au droit à la vie. Cette nouvelle tentative de rassemblement avortée de la JFPI ressemble à celle qu’elle avait projetée le 15 octobre 2011 et annulée le dernier jour. Finalement, le rassemblement a été autorisé pour le 21 janvier 2012 mais avait pris fin dans le sang avec un mort et des blessés.

SD in L’Intelligent d’Abidjan

Thu, 04 Oct 2012 23:14:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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