« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire Après l’ambassade des Etats-Unis: L’Onu accable encore le régime Ouattara

Dans son édition d’avant-hier, 06 juin 2013, on apprend qu’avant son départ, l’ancien représentant de l’Onuci en Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a rappelé, aux souvenir des dirigeants ivoiriens, qu’ils ont, dans leurs placards, des enquêtes toujours non résolues. Au premier chef, les massacres de la périphérie de Duékoué dans le camp de Nahibly, détruit et incendié par des Frci, assistés des chasseurs traditionnels dozos.

Bert Koenders s’est dit préoccupé par la lenteur des enquêtes dans une lettre adressée au ministre de la Justice fin mai, que RFI a pu se procurer. Même s’il se réjouit « qu’une instruction soit en cours, il regrette que qu’une fouille de fosses communes signalées par des témoins n’ait pas été programmé » rapporte la radio mondiale, citant des passages de la lettre du représentant du secrétaire général des Nations-Unies en Côte d’Ivoire.

En octobre dernier, six cadavres étaient déterrés dans un terrain vague à Duékoué.. « Les puits environnants pourraient cacher les corps des autres personnes disparues après l’attaque du camp de Nahibly. Mais depuis rien n’a été fait alors que l’Onuci (Opération des Nations unies en Côte d’ivoire) a proposé, il y a plusieurs mois, un appui logistique pour cette opération. Le diplomate s’inquiète aussi qu’aucun suspect n’ait encore été interpellé ». Cette sortie de Bert Koenders intervient après celle de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, qui, dans un rapport de plus de 80 pages, a dénoncé des violations graves des droits de l’homme en Côte d’Ivoire sous le régime Ouattara.

Dans sa lettre, Bert Koenders a pointé du doigt, un lieutenant de l’armée ivoirienne, comme étant impliqué dans l’expédition meurtrière de Nahibly, instant au passage sur la, nécessité d’une « justice impartiale ». « Certains sont pourtant identifiés: l’un d’eux, un lieutenant de l’armée ivoirienne, fait même partie du CCDO (Centre de coordination des décisions opérationnelles) une force mixte de sécurité à Abidjan.
Lire la suite

Sat, 08 Jun 2013 09:09:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

3 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.