Amnesty internationale relève, par ailleurs, des exécutions sommaires et des destructions de biens à l’ouest, puis dénonce ces faits qui, selon elle, restent impunis. Une critique pour le moins sévère qui a bien embarrassé le pouvoir de Ouattara. Et ce, à un moment où les Avocats de Laurent Gbagbo, son principal adversaire, s’employaient à soutenir où à corroborer les faits reprochés aux dirigeants ivoiriens, par Amnesty International, devant la chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (Cpi).
Autre attaque, celle -là physique, contre le président Ouattara et son pouvoir est intervenu dans la nuit du 12 au 13 mars 2013, à Bloléquin, ville à l’ouest du pays et frontalier avec le Liberia. Cet assaut, a-t-on rapporté, a fait une dizaine de mort et a semblé saper les efforts du président Ouattara pour la sécurisation du territoire national.
En réalité, l’attaque de Bloléquin rappelle simplement au chef de l’Etat, Alassane Ouattara qu’il n’a pas seulement à concentrer ses efforts à Abidjan, siège du pouvoir d’État, mais aussi à l’intérieur du pays. La création d’une police militaire, de la brigade de sécurité de la gendarmerie, des forces spéciales, la création récente du centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) montrent, certes, les efforts du numéro 1 ivoirien pour « boulonner » son pouvoir, mais ces unités n’ont pas un champ de compétence élargi à l’ensemble du pays, dont une grande partie fait les frais de certains déstabilisateurs qui y allument le feu. Cela survient donc à quelques semaines de la campagne pour les élections locales et n’est visiblement pas bon signe pour la sécurité de ces échéances.
Le régime Ouattara devrait employer les grands moyens pour rassurer les populations ivoiriennes. Les critiques contre le régime Ouattara sont de plus en plus récurrentes. Récemment, c’est Jean-Luc Mélenchon, président d’un parti politique français de l’extrême gauche, qui a mis les pieds dans le plat…ivoirien. « La Côte d’Ivoire souffre de trop de méfaits et d’injustice », a-t-il lancé, il y a quelques jours, appelant d’ailleurs à reconsidérer « l’aide au développement de ce pays en le mettant sous conditions de critères tangibles de cessation des violences faites au peuple ivoirien, de démocratisation de la vie politique et de réconciliation de la société civile».
Tous ces griefs ne sont certainement pas faits pour faciliter les choses au président Ouattara qui sur le plan diplomatique, investit beaucoup d’énergies, de moyens pour donner une image reluisante à la Côte d’Ivoire dans la perspective d’attirer les investisseurs et faire de son pays une destination privilégiée. Ainsi qu’on peut le comprendre, le président ivoirien est pris donc entre plusieurs feux qu’il devra éteindre avec beaucoup de tact : critiques contre son régime ; attaques des positions Frci, insécurité à intérieur du pays au moment où il lui faut réussir l’offensive diplomatique.
A.BOUABRE in Soir Info
Wed, 20 Mar 2013 05:17:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.