« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Six mois après son élection, Hollande résigné à l’impopularité

François Hollande fête ce mardi les six mois de son élection comme président, le 6 mai dernier, avec 51,6% des suffrages. « On a vécu six mois intenses », confiait-il lundi, les traits marqués par la fatigue, en marge de sa visite au Laos pour le sommet de l’Asem (forum Asie-Europe). Son bilan, il le tirera le 14 novembre lors d’une conférence de presse, probablement à l’Elysée, comme il s’y était engagé durant la campagne.
« Régulièrement je ferai devant les Français à la fois un compte-rendu de ce que j’ai engagé pour le pays et surtout des perspectives que je veux tracer », dit-il.

S’il n’avait pas anticipé son brutal plongeon dans les sondages, il s’est résigné à l’impopularité. Pour un temps du moins. Selon TNS-Sofres, sa cote de popularité n’excède pas 36% (-5 points en un mois). C’est un point de moins que Jacques Chirac à la même période de 1995. L’ancien président détenait jusqu’alors le titre peu glorieux de lanterne rouge de la Ve République… « La cote de popularité, elle est sur des résultats. Donc ce sera dans quelques mois que l’on aura, notamment sur la question de l’emploi, le retour de ce qu’on aura fait », balaie Hollande. Pour l’heure, explique-t-il, il sème, en attendant la moisson, convaincu que la croissance peut revenir en France au second semestre 2013.

Ses amis lui conseillent de faire davantage de déplacements en France pour entretenir son lien avec le pays ? « Je ne fais pas des déplacements pour des déplacements. Il faut que ça corresponde à un principe, à une politique, à une illustration. Je ne suis pas là pour dire que j’aurai fait tous les pays du monde et tous les départements ! Je laisse ça à d’autres », lance-t-il dans une allusion à Nicolas Sarkozy, qu’il appelle du bout des lèvres… « le prédécesseur ».

Reste que Hollande a pris goût à la diplomatie, même s’il se sait d’abord attendu sur les questions économiques. Lundi, il a achevé sa première mini-tournée dans le Golfe et en Asie. Et son agenda international du début 2013 est déjà plein : Qatar, Emirats, Israël, Inde, Chine, Japon etc. « Ca prend beaucoup de temps la diplomatie, mais ce n’est pas là-dessus que les Français se déterminent, convient-il. A moi de démontrer que ce qu’on fait que le plan diplomatique a des conséquences sur leur vie en termes de sécurité et de prospérité. La politique diplomatique, c’est le prolongement de la politique intérieure ! »

LeParisien.fr

Tue, 06 Nov 2012 12:06:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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