« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Soupçonnés de vouloir déstabiliser le régime : Des hommes d’IB se défendent et font des révélations – Ce qu’ils disent de Hamed Bakayoko, Choï, Michel Gueu

Ils sont cependant obligés de se terrer pour des raisons de sécurité. A travers une conversation téléphonique le samedi 30 novembre, puis le dimanche 1er décembre 2013, celui qui s’est présenté à nous comme un très proche collaborateur du patron du commando invisible, s’est voulu très clair. « Nous ne nous reconnaissons pas dans de quelconques projets de déstabilisation et refusons d’être étiquetés comme des mercenaires. Tous nos éléments sont là, Jacques Bauer, le chef des opérations du commando invisible, est bien là.

Mais il y a des personnes du pouvoir qui veulent nous voir disparaître, et qui nous accusent de tous les péchés d’Israël », indique ce lieutenant de IB, qui a souhaité garder l’anonymat. Différents articles de presse ont souvent présenté les membres du commando invisible comme de potentiels déstabilisateurs tapis dans l’ombre qui attendent le bon moment pour frapper. Très aguerris aux pratiques de la guérilla urbaine, ils sont soupçonnés de participer aux attaques armées perpétrées en Côte d’Ivoire, notamment contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie.

Mais eux se disent surpris des accusations, et les récusent tout en bloc. Pour ce pro-IB avec qui nous avons échangé le week-end dernier, tout a basculé le 27 avril 2011, lorsque leur patron a été tué. « A partir de là, nous avons compris que nos vies étaient en danger. Mais comme le général IB, nous n’avons jamais refusé le désarmement. La preuve, c’est qu’en juin 2011, nos éléments ont été désarmés en présence de l’Onuci et du général Michel Gueu. Nos éléments ont donc tous des cartes de démobilisés. Nous sommes inscrits dans une base de données qui se trouve aux mains des autorités. Mais de juin 2011 jusqu’à ce jour, nous sommes abandonnés », a-t-il déploré, et de proposer « qu’au lieu de traiter les hommes de IB comme des mercenaires, il faut plutôt veiller à les réinsérer ».
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Wed, 04 Dec 2013 07:28:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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