Selon la Céni, "des résultats devraient être annoncés dans la journée" de dimanche, rapporte Emmanuelle Sodji, envoyée spéciale de France 24 à Lomé. Dimanche à la mi-journée, aucun résultat, même partiel, n’avait été annoncé. La commission électorale dispose de six jours pour communiquer les résultats officiels définitifs.
Le Togo, petit pays francophone de sept millions d’habitants, choisira-t-il l’alternance ou reconduira-t-il le président sortant, porté au pouvoir par l’armée à la mort de son père en 2005, le général Gnassingbé Eyadema qui dirigea le pays d’une main de fer pendant 38 ans ?
En tout cas, la campagne électorale n’a guère passionné les Togolais. Nombre d’entre eux prédisent le maintien de ce qu’ils appellent "la dictature" depuis que la majorité présidentielle a rejeté, l’an dernier, des réformes électorales pourtant promises par Faure Gnassingbé : passer à deux tours pour la présidentielle et limiter à deux le nombre de mandats présidentiels.
"Risques de fraude réduits", selon l’opposant n°1
Jean-Pierre Fabre, le principal adversaire de Fabre Gnassingbé, a voté samedi dans le quartier populaire de Kodjoviakopé, à Lomé. Les traits tirés, il a affirmé avoir passé une grande partie de la nuit à négocier avec le pouvoir l’abandon du logiciel de compilation informatique des résultats, Succes, qui faisait l’objet de craintes de l’opposition depuis plusieurs semaines.
"Il y a toujours des problèmes au Togo quand il y a des élections. Ce n’est pas parce que le système Succes a été enterré qu’il n’y aura pas de problèmes (…) mais les risques de fraude sont réduits", a-t-il déclaré à la presse. Une première au Togo, où l’opposition a contesté les résultats de tous les récents scrutins. Si la présidentielle de 2010 a été jugée acceptable par la communauté internationale, celle de 2005 avait été entachée de fraudes massives et "remportée" par Faure Gnassingbé, provoquant des violences qui avaient fait 400 à 500 morts et des milliers de blessés, selon l’ONU.
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Sun, 26 Apr 2015 16:59:00 +0200
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