Avant le commissaire, c’est le sous-préfet de Bakoubly, a-t-on appris, qui a été dépouillé de son véhicule de commandement, par d’autres éléments des FRCI. Selon notre interlocuteur, c’est au moment où les gendarmes se préparaient à se rendre sur le théâtre des opérations que ces éléments FRCI sont arrivés pour les désarmer. Les deux responsables militaires que sont le commandant de brigade et le chef du détachement FRCI, ont par la suite rappelé leurs différents éléments au calme pour éviter une mésaventure entre frères d’armes face à l’ennemi tapis dans l’ombre. Le Lieutenant Sangaré Aboubacar, commandant des FRCI de Toulepleu que nous avons joint par téléphone pour en savoir davantage sur l’agissement de ses éléments, s’est montré hésitant au départ. Avant d’indiquer qu’il était au front quand il a aperçu la voiture de la police sur le théâtre des opérations. Renseignement pris, certains de ces éléments disent avoir demandé la voiture à un certain Lieutenant Koua de la police, pour se rendre à Pékan-huambly.
Quant au saccage de la brigade de gendarmerie, le commandant FRCI dit ne pas être au courant. Il a toutefois reconnu que certains éléments sont allés négocier des armes avec les gendarmes à la brigade pour se rendre à Pékan-barrage, où les combats se déroulaient. Aux dernières nouvelles, les véhicules arrachés ont été remis à leurs propriétaires. Les auteurs de ces actes qui fragilisent la cohésion au sein de la grande muette, a indiqué notre source, ont été punis par la hiérarchie militaire.
A Toulepleu, la vie a repris son cours normal. Les commerces ont rouvert, et les populations vaquent à leurs occupations. Les fonctionnaires, qui avaient pour la plupart quitté la ville, sont revenus et l’administration a repris du service. Les Ong (organisations non gouvernementales) internationales ont également repris leurs activités dans la région. Outre la ville de Toulepleu, les villages environnants, qui s’étaient vidés de leurs habitants, ont retrouvé leur ambiance habituelle. Au niveau militaire, notre source fait remarquer que la bonne entente et la collaboration entre gendarmes, policiers et soldats Frci, est de nouveau de mise. Dans une synergie d’actions, ces forces veillent désormais à la sécurité à la frontière ivoiro-libérienne.
K.K.Théodore in L’inter
Thu, 23 Aug 2012 02:00:00 +0200
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