Dès l’entame du procès le juge a demande a l’accusation de fournir enfin les preuves contre Katinan. À la surprise générale celle- ci répond qu’elle n’est pas prête parce qu’elle n’a toujours pas pu traduire les documents.
Le magistrat réagit en dénonçant la lenteur de la traduction qui bloque le procès. « Comment peut-on accuser quelqu’un depuis un mois sans être en mesure de fournir les preuves » s’étonne le juge.
Il passe aussitôt la parole à l’avocat de katinan qui lui estime qu’en vérité l’accusation n’a pas de preuves contre son client et demande en conséquence sa libération.
Le juge redonne la parole cette fois à l’accusation de dire exactement quand elle pourra finir la traduction des documents de sorte à ne pas dire ce jour la qu’elle n’est pas prête. L’accusation avance le 11 octobre 2012 comme date raisonnable pour elle. Le juge maintient cette date comme celle de la prochaine séance tout en la mettant en la garde pour la dernière fois.
Il fait aussi droit à la demande de liberté sous caution demandée par l’avocat de katinan.
Le juge accède à la requête et fixe la caution a 50 thousands ghana cedis soit (13 Millions de FCFA environ ) à laquelle quelqu’un devra tout simplement se porter garant. Katinan doit une fois toutes les 2 semaines se présenter dans les locaux du BNI ou DST jusqu’à la fin du procès. Remarque du jour : Le procès n’a duré qu’une trentaine de minutes environ.
Autre remarque du jour : le juge ghanéen à notre surprise se débrouille bien en français et a même beaucoup taquiné Katina. À présent je suis avec katinan et nous sommes en train de remplir les formalités administratives afin qu’il regagne son domicile en début d’après midi. Merci Dieu pour que demain triomphe de la vérité.
Correspondance particulière
Le patriote Idriss Ouattara
à Accra au Ghana