« Nous allons commencer les procès le 02 octobre. Pour parler d’Abéhi, je ne vous dirai pas exactement quand, mais ça sera entre le 02 et le 30 octobre. Le dossier est presque terminé, et je pense que ça ne se fera pas ici au Tribunal militaire », a-t-il dit, expliquant que la petite salle d’audience du Tribunal militaire ne pourra pas contenir tout le monde. « Nous allons prévoir ce qu’on appelle une audience foraine. Pas pour aller faire des cartes d’identité. Une audience foraine, c’est une audience qui se délocalise. Lorsque vous avez une audience dans une salle et que pour une raison ou une autre vous êtes obligé de délocaliser ailleurs, c’est cela une audience foraine. Ça peut être à l’école de police ou à l’école de gendarmerie ou au premier bataillon, mais en tout cas, ça ne sera pas ici », a informé Ange Kessi. Le silence observé jusqu’ici, dira-t-il, n’est nullement le signe d’un abandon des procès, mais cela est dû à deux raisons essentielles. La première, c’est que le Tribunal militaire est présidé par des juges civils. « Lorsqu’il y a un procès, vous avez à gauche deux juges, à droite deux autres juges, et celui qui est au centre, qui préside, est un juge civil. Ce juge civil est désigné par le ministre de la Justice. Et lorsqu’ils sont en vacances judiciaires, nous interrompons de façon momentanée nos procès. Les juges civils vont reprendre en octobre, et c’est donc en octobre que nous allons reprendre les grands procès ». Quant à la deuxième raison, elle est liée à la préparation des procès, aux enquêtes nécessaires avant d’aboutir à ces procès. « Les procès, ça se prépare ; il n’y a pas de procès sans enquête », fera-t-il savoir. Ange Kessi dira que ce sont près de 800 dossiers que traitent ses services depuis le début de l’année. « Mais si nous totalisons avec ceux que nous avons ouverts, depuis la réouverture de la MAMA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan), c’est-à-dire depuis novembre 2011, nous pouvons totaliser près de 2000 dossiers. Mais pour l’instant, et pour simplifier les choses, je vous dirai que nous avons au total 440 militaires qui ont été arrêtés depuis 2011 et sur les 440 militaires, il n’y en a que 146 qui sont actuellement détenus. Les autres ont été, soit jugés non coupables et sont retournés chez eux, soit ont obtenu une libération provisoire, soit ont été libérés à la suite d’un non-lieu ».
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Thu, 05 Sep 2013 02:28:00 +0200
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