A Noé village, le chef Nanan Assi Atchan II qui échangeait avec les militaires et les communautés ethniques, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour condamner la participation de quelques jeunes de son village aux opérations du commando armé qui a attaqué les positions des Forces républicaines. Très irrité, le capitaine de police promet de les bannir de leur terre natale. Non sans prodiguer des conseils à ses administrés dans l’optique d’aider les forces de l’ordre à assurer la sécurité des populations.
A sa suite, une autorité administrative a fait publiquement des révélations pour traduire la « gravité de la situation ». « Ceux qui sont venus attaquer sont des Ivoiriens. Il y a parmi eux, des marins, des gendarmes, des militaires et des pompiers. Ils avaient leurs pièces d’identité sur eux. Nous devons remercier Dieu qui nous a sauvé la vie. Ce qui est grave, des enfants de Noé ont été complices. Ils faisaient les courses des assaillants et en retour percevaient 100 000 FCfa. Pour 100 mille, on ne doit pas exposer sa vie », pense-t-il. Non sans recommander « à chacun d’être le policier de son voisin ». Pire, visiblement désemparé, l’orateur a laissé entendre que « les assaillants connaissent nos numéros. Le commissaire et moi, avons reçu des messages nous annonçant leur imminent retour ».
Dans la même veine, un jeune qui a témoigné, a fait savoir qu’un présumé pasteur était le chef des opérations des insurgés. Par ailleurs, une centaine de voyageurs, las d’attendre la réouverture de la frontière, ont préféré emprunté un passage clandestin sur le fleuve « Tanoé » avant d’être interpellés. Ils sont de plusieurs nationalités et étaient installés sous des bâches.
Selon une source crédible, l’ordre a été donné de les rapatrier au Ghana. A les entendre, ils préfèrent se jeter dans le cours d’eau plutôt que d’être extradés au Ghana où, disent-ils, la vie était devenue insoutenable. Notons qu’une trentaine de personnes arrêtées ont été conduites à la Dst à Abidjan.
J. Bédel (à Aboisso) in Soir info
Mon, 24 Sep 2012 08:24:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.