« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Trois jours après l’attaque à la frontière ivoiro-ghanéenne, Noé paralysée Des jeunes de la localité cités dans les attaques Un pasteur présenté comme le « cerveau » des attaques

Les commerces avaient baissé pavillon. La sécurité était de mise. Le constat de la fermeture effective du gigantesque portail métallique matérialisant la frontière constituait l’un des effets collatéraux de l’attaque du 21 septembre dernier.

A Noé village, le chef Nanan Assi Atchan II qui échangeait avec les militaires et les communautés ethniques, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour condamner la participation de quelques jeunes de son village aux opérations du commando armé qui a attaqué les positions des Forces républicaines. Très irrité, le capitaine de police promet de les bannir de leur terre natale. Non sans prodiguer des conseils à ses administrés dans l’optique d’aider les forces de l’ordre à assurer la sécurité des populations.

A sa suite, une autorité administrative a fait publiquement des révélations pour traduire la « gravité de la situation ». « Ceux qui sont venus attaquer sont des Ivoiriens. Il y a parmi eux, des marins, des gendarmes, des militaires et des pompiers. Ils avaient leurs pièces d’identité sur eux. Nous devons remercier Dieu qui nous a sauvé la vie. Ce qui est grave, des enfants de Noé ont été complices. Ils faisaient les courses des assaillants et en retour percevaient 100 000 FCfa. Pour 100 mille, on ne doit pas exposer sa vie », pense-t-il. Non sans recommander « à chacun d’être le policier de son voisin ». Pire, visiblement désemparé, l’orateur a laissé entendre que « les assaillants connaissent nos numéros. Le commissaire et moi, avons reçu des messages nous annonçant leur imminent retour ».

Dans la même veine, un jeune qui a témoigné, a fait savoir qu’un présumé pasteur était le chef des opérations des insurgés. Par ailleurs, une centaine de voyageurs, las d’attendre la réouverture de la frontière, ont préféré emprunté un passage clandestin sur le fleuve « Tanoé » avant d’être interpellés. Ils sont de plusieurs nationalités et étaient installés sous des bâches.

Selon une source crédible, l’ordre a été donné de les rapatrier au Ghana. A les entendre, ils préfèrent se jeter dans le cours d’eau plutôt que d’être extradés au Ghana où, disent-ils, la vie était devenue insoutenable. Notons qu’une trentaine de personnes arrêtées ont été conduites à la Dst à Abidjan.

J. Bédel (à Aboisso) in Soir info

Mon, 24 Sep 2012 08:24:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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