Mais dans son souci de défendre sa cause, le témoin va se laisser piéger. Puisque Alassane Ouattara était devenu chef de l’Etat, explique-t-il, la marche n’était pas illégale. Il n’y avait plus de rebelles, avance-t-il ensuite. « Il y avait les Forces nouvelles et les Forces de sécurité. Il y avait deux armées », lâche-t-il. « Vous nous dites que les Forces nouvelles étaient une armée légitime, le 16 décembre ? » enfonce maître Altit. L’avocat ne va plus parler de « rebelles », mais de « soldats », et renforcer sa thèse : les forces de sécurité ivoiriennes n’ont pas tiré sur des civils défilant « à mains nues », mais sur des combattants prêts à prendre par la force la radio-télé d’Etat.
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Wed, 01 Feb 2017 17:29:00 +0100
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