Voilà pourquoi, Monsieur le Président de la République, Mon Président, car nous sommes membre du R.D.R de la ville de Bondoukou et avons voté pour vous lors des présidentielles, nous voudrons, avec toute la déférence et la considération dues à votre rang, nous désamarrer de manière étanche de cette duplicité entretenue par certains de vos collaborateurs et de nos militants, qui ruminent pourtant en sourdine, hypocritement, toute honte bue, lorsqu’ils se retrouvent en intimité, mais qui, paradoxalement vous inondent de dithyrambes quand ils se retrouvent en face de vous. Monsieur le Président, la tendance à s’égarer, à se tromper est inscrite dans les gènes humains et sans remettre en cause vos qualités exceptionnelles, vous n’en êtes pas épargné. Vous avez, en notre sens, commis une erreur politique, assez grave, mais pas irréparable. Cette erreur, c’est d’avoir introduit la famille au cœur du pouvoir. D’abord, en nommant votre frère puîné en qualité de Directeur financier de la Présidence, vous risquer de créer une crise de confiance entre vos proches collaborateurs qui ont tout donné pour que vous soyez là ou vous êtes et vous. Vous savez un peu les rapports que les gens ont avec l’argent, en Afrique. C’est comme si vous leur disiez en des termes désambigüisés que personne n’est assez honnête au sein du RHDP pour occuper ce poste hautement stratégique et que cette valeur cardinale qu’est l’honnêteté est l’apanage exclusif des Ouattara. Voici l’interprétation qui peut être faite de cette décision et que vos affidés et alliés pensent in petto sans avoir cette vaillance de vous le reprocher ouvertement. Comme si cela ne suffisait pas, vous l’avez élevé au rang de Ministre chargé des affaires présidentielles lors du dernier ‘’remaniement ministériel’’, en lui octroyant encore plus de pouvoirs. Quoiqu’ ignorons les parchemins obtenus par Monsieur Téné Ibrahima OUATTARA et son profil, nous ne doutons aucunement du fait qu’il soit qualifié pour ce poste, sachant la rigueur qui vous guide dans vos choix. C’est le fait qu’il soit votre petit frère qui nous gêne énormément. Cette nomination peut également faire l’objet d’une autre exégèse beaucoup plus malicieuse et malveillante. L’on pourrait par exemple penser que ce choix a été opéré pour voiler d’éventuelles transactions financières, lâchons le concept, malversations car Alassane, c’est en quelque sorte Ibrahim et Ibrahim, c’est aussi en quelque sorte Alassane. Pour rien au monde, le frère cadet n’acceptera de brader l’honneur de son aîné bienfaiteur. En toute franchise, voici la réflexion que nous inspire l’acte que vous avez posé, Monsieur le Président.
Il y a aussi la nomination de votre nièce, TOURE Masséré, élevée au rang de conseillère spéciale en communication, qui nous turlupine, en notre qualité de féru de la fabuleuse idéologie que vous prônez. Là encore, nous ne mettons nullement en cause les qualités professionnelles de Mademoiselle TOURE Masséré et les diplômes qu’elle pu glaner durant son parcours scolaire et universitaire. Derechef, ce qui nous taraude, c’est qu’elle soit votre nièce. Monsieur le Président, sans fanfaronnade, nous avons étudié les sciences politiques, aussi l’histoire des idées politiques qui nous ont été enseignées par les Professeurs Niamkey KOFFI et KOMENAN Aka Landry qui sont des icônes au plan universitaire. De ce que nous avons appris, c’est que partout où la famille s’est mêlée ou a été mêlée à la gestion du pouvoir politique, il y a eu des problèmes et non des moindres. Pis, quelquefois des dérives inqualifiables. Les exemples sont légion. Vous en savez certainement quelques-uns. Alors, Monsieur le Président, mon très cher et adulé Guide, nous vous prions d’être regardant sur ces remarques que nous venons de formuler. Accordez-y une attention particulière, puisque c’est ce qui est susurré par nombre de personnes, même certains de vos plus proches collaborateurs qui n’ont pas cette énergie morale de vous le signifier en vous regardant dans les yeux. Nous savons que cette sortie ne sera pas du goût de beaucoup de personnes qui préfèrent se vautrer dans la fange des contre-vérités, des affabulations mirobolantes à l’effet de glaner des strapontins politiques et qui tireront pour sûr à boulets rouges sur nous. Nous restons de marbre et nous assumons en toute responsabilité nos écrits. Raison pour laquelle, nous les signons à chaque sortie. Nous avons choisi la voie de l’honneur et de la vérité qui est quelquefois hérissée d’épines, mais nous l’assumons en toute excellence. La critique, lorsqu’elle est constructive, est toujours source de progrès. Monsieur le Président, nous vous ferons une autre adresse, sous peu, au sujet de la question cruciale afférente aux brebis galeuses au sein des FRCI.
Que Dieu vous garde Monsieur le Président et qu’il vous donne la sagesse, la sagacité et les moyens nécessaires pour élever ce pays au rang des grandes nations. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire ! Recevez nos salutations déférentes, Monsieur le Président !
DIARRA CHEICKH OUMAR
Professeur certifié de Philosophie
Lycée moderne 1 Bondoukou
Doctorant en sciences politiques
E-mail : diarra.skououmar262@gmail.com
Fri, 20 Apr 2012 22:52:00 +0200
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