« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Université d’Abobo-Adjamé : Un étudiant déféré à la Maca

Kouakou Konan, étudiant en Master 1 à l’Unité de formation et de recherche (Ufr) des sciences de l’eau de l’Université d’Abobo-Adjamé a été transféré lundi dernier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Après avoir été arrêté vendredi dernier par le commissariat du 11ème arrondissement de Williamsville puis transféré au sous-sol de la préfecture de police d’Abidjan. Il a été pris à 12 h, vendredi dernier par les forces de l’ordre à l’université d’Abobo-Adjamé, pendant qu’il déjeunait au restaurant privé. Les autorités académiques de cette université l’accusent d’être l’un des meneurs de la récente grève des étudiants qui continuent de réclamer l’annulation du paiement des kits de bonne conduite que le Conseil de cette université a fixé à 3000Fcfa. Auditionné par la police lors de son arrestation, cet étudiant s’est inscrit en faux contre ces accusations.
« Tout cela n’est pas fait pour une paix durable dans les universités. Nous avons entamé des démarches pour sa libération. Nous sommes dans une dynamique pour le libérer. Nous avons déjà pu obtenir la libération des quatre étudiants qui ont été écroués il y a quelques jours à la préfecture de police. Cet énième emprisonnement n’est pas fait pour ramener le calme et la sérénité dans les universités » a indiqué Mian Augustin, le secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) joint hier par téléphone.
La situation dans les universités reste toujours précaire. Notamment à l’université d’Abobo-Adjamé où la tension reste vive même si les cours ont repris.
A l’université de Cocody, c’est toujours l’impasse. Les étudiants et les enseignants sont toujours en grève. Ils réclament le départ sans condition de la police universitaire. Les enseignants exigent surtout que le Conseil de l’université constate par écrit leur départ et le notifie à la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (Cnec), le syndicat le plus représentatif des enseignants du supérieur et des chercheurs. Il y a quelques jours, cette police universitaire avait commis de graves exactions sur des étudiants en les tabassant et les blessant à l’arme blanche. Certains ont été aperçus avec des armes à feu. Ce qui avait et continue de choquer le corps enseignant qui les voit désormais comme des milices du régime. Installées sur le campus pour bâillonner les syndicats estudiantins et d’enseignants.

Charles Bédé
In Notre Voie

Thu, 06 Mar 2014 21:02:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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