La grève dans les universités publiques déclenchée par la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (CNEC) qui a débuté timidement mercredi dernier est totale depuis hier. En plus des deux universités d’Abidjan (Cocody et Abobo-Adjamé), la grève a gagné, depuis hier, les universités de Bouaké, de Daloa et de Korhogo, l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro. L’on note quelques résistances, notamment à l’UFR des sciences médicales de l’Université de Cocody où jusqu’à jeudi dernier, les enseignants continuaient de donner les cours. Selon M Mamadou Ouattara, le Centre national pour la recherche agronomique (Cnra) sis à Adiopodoumé Km 17 entrera dans la danse la semaine prochaine. Hier, après-midi, la tutelle qui est le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a rencontré le bureau exécutif national de la Cnec pour tenter de lever les blocages et convaincre ce syndicat à suspendre sa grève. Les enseignants du supérieur et de la recherche sont en grève pour deux raisons. L’application par le gouvernement de la nouvelle grille salariale, et la bi-appartenance des médecins pharmaciens, odonto-stomatologistes. La Cnec rejette les 10% de la valorisation indiciaire que l’Etat veut payer en 2013 et la non prise en compte des arriérés de cette valorisation.
Charles Bédé, in Notre Voie
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