« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Village rasta de Vridi / Les populations traquées par des hommes en armes : Angoisse, peur et traumatisme s’emparent du village

La communauté rasta du village de Vridi n’est pas au bout de ses peines. Après la destruction de ses habitations, le mercredi 11 juillet 2012, elle vit un autre calvaire depuis quelques semaines. En effet, des hommes en armes n’ont de cesse de faire des descentes musclées dans ce terreau qui abrite encore un bon nombre de ceux dont les maisons ont été démolies. Horripilés par les assauts de ces individus se réclamant des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), les membres de la communauté rasta, essentiellement composée d’artistes et d’artisans, sont montés au créneau le vendredi 19 octobre 2012. « Nous sommes fatigués de ces agissements. Ils disent qu’ils sont des éléments des Frci et se comportent comme des bandits », a fustigé Ras Diomandé Ben Aboubabakar, chargé de communication de cette communauté, avant d’expliquer que «ce sont des hommes armés qui viennent la nuit dans notre village et nous accusent d’être des miliciens. Nous sommes agressés et dépouillés de nos biens ». Ben Aboubakar est revenu sur le dernier forfait de ces hommes. « En ces temps de pluies, nous avons érigé des abris de fortune pour nous protéger. Si au départ, nous ne prenions pas au sérieux les rafles et autres actes d’intimidation que nous subissons de la part de ces éléments des Frci, nous nous sommes rendus compte de la gravité des choses la semaine dernière lorsque 6 éléments armés de kalachnikovs ont fait irruption dans notre village. Ils ont fouillé de fond en comble toutes les baraques à la recherche de drogue. Nous ne sommes pas des consommateurs de drogues ni des dealers », a-t-il décrié, non sans regretter que « certains d’entre nous ont été agressés ». « C’était traumatisant. Nos femmes et enfants étaient tous été choqués», a-t-il expliqué. Les populations du village rasta de Vridi qui craignent que cela ne vire au drame, ont saisi les autorités militaires du pays face aux agissements de ces éléments des forces de l’ordre. Aux dernières nouvelles, ces derniers auraient été ramenés à l’ordre par leur commandant, un certain Bill. L’assurance a été faite que ces genres d’incidents ne se reproduiraient plus.

DIARRA Tiémoko in Soir Info

Tue, 23 Oct 2012 15:20:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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