« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Violence contre les responsables du Fpi : Mathias Kessié et sa famille attaqués

Le secrétaire national de la Cellule des enseignants militants du Front populaire ivoirien (CEFpi), par ailleurs, chargé de la formation politique dans la direction actuelle du Fpi, a reçu la visite d’individus armés à son domicile, à Cocody- Riviéra, hier au-delà de 3 h du matin. Son épouse a été ligotée, puis molestée. Quant lui, s’est blessé, en tentant de s’enfuir. Les deux filles du secrétaire national de la CEFpi ont sauté du balcon pour fuir les agresseurs. Blessées, elles ont été admises, plus tard, dans une clinique pour recevoir des soins. Selon le témoignage de Mathais Kessié, il était un peu plus de 3 h du matin quand quatre indélicats armés ont pénétré à son domicile. «Ils ont escaladé la clôture pour se retrouver dans la cour. Ils ont défoncé la porte et ont maitrisé mon neveu. Mon épouse qui a entendu les bruits a décidé d’aller voir ce qui se passait. C’est alors qu’elle croise mon neveu dans le couloir, escorté par deux individus. Elle m’a aussitôt alerté en me demandant de m’enfuir. Ce que j’ai fait tout de suite. J’ai sauté d’environ 5 mètres de hauteur. Mes filles qui étaient paniquées m’ont suivi. Elles ont sauté, mais n’ont pu s’en fuir parce qu’elles étaient touchées», a-t-il expliqué. Après avoir réussi à s’échapper, Mathias Kessié s’est rendu au camp Akouédo pour solliciter l’intervention des militaires. Arrivées dans les environs de son domicile, ceux-ci ont tiré des coups de feu qui ont fait fuir les agresseurs. C’est la deuxième fois, en une semaine, qu’un responsable du Fpi est victime d’attaque. Il y a quelques jours, c’est l’ex-ministre Amani N’Guessan et sa famille qui avaient été agressés. Le secrétaire national de la solidarité et des affaires sociales, Kouakou krah, s’est rendu immédiatement, hier, chez Mathias Kessié pour lui apporter le réconfort du Fpi. « Nous sommes inquiets par rapport à l’avenir. Si chaque jour, les responsables de l’opposition sont agressés ainsi, c’est grave. On se demande si c’est le fait de simples bandits ou si cela procède d’un plan d’intimidation. Il faut que des dispositions soient prises pour faire cesser ces pratiques », a-t-il déclaré.

César Ebrokié in Notre Voie

Fri, 13 Apr 2012 13:12:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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