Affectés à la sécurisation de la visite du chef de l’Etat dans le Nord, ces éléments du Gspr, au nombre de six, à bord de leur véhicule blindé tout terrain ( Acmat), regagnaient la capitale du Poro, lorsque leur engin a foncé, tout droit, dans un ravin. Il s’en est alors suivi plusieurs tonneaux, au terme desquels, deux éléments assis à l’arrière, éjectés du véhicule, auraient trouvé la mort et les autres grièvement blessés, selon des sources médicales jointes à Korhogo. « Oui, il y a eu deux morts dans l’accident du véhicule des éléments du Gspr. Nous avons également enregistrées des blessés au nombre de quatre » nous a affirmé, au téléphone un médecin du Chr de Korhogo, qui a requis l’anonymat.
Les blessés graves ont été évacués, par les services du Samu, selon nos sources, dans une clinique d’Abidjan, qui, pourrait être la Pisam. Une autre source évoque le Hma (hôpital militaire d’Abidjan). Les dépouilles des deux éléments seraient gradées à la morgue du Chr de Korhogo. Les sources officielles, constatées se sont montrées peu bavardes. Elles n’ont ni confirmé, ni infirmé l’information.
Par ailleurs, le véhicule du commissariat de Niellé, à bord duquel se trouvaient des agents de police partis en renfort à Kong, s’est lui aussi renversé. « Il est réduit en épave » apprend notre source. Au retour de la ville, entre Kong et Ferké, à 5 kilomètres de Yediandekaha, une Toyota 4×4 de marque 4runner a fait une sortie de route.
Sur les quatre occupants, trois ont été blessés. Au moment de notre passage sur les lieux de l’accident, un véhicule de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) était en train d’évacuer les blessés. A quelques kilomètres de Ferké, un autre véhicule, après une sortie de route, était presqu’en épave.
Déjà, le jour de l’arrivée du président Ouattara à Korhogo, mardi 2 juillet 2013, il a été enregistré 18 accidents de moto dans la ville. C’est le Porte-parole du gouvernement qui, répondant à une préoccupation d’un journaliste sur le phénomène des motos, l’a révélé à l’issue du Conseil de ministres.
Il faut dire que la protection d’Alassane Ouattara relève des membres du Groupe de sécurité présidentielle (Gspr), commandé par le lieutenant-colonel Diomandé Vagondo, lui-même secondé par l’ex-chef de guerre Chérif Ousmane. Pour leur mission, ils disposent de plusieurs dizaines de véhicules blindés tout-terrain du constructeur Acmat, fournisseur exclusif de l’armée française.
Sat, 06 Jul 2013 05:53:00 +0200
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