Le car de 50 places à bord duquel les parents, collègues et amis du défunt étaient installés, est entré en collision avec un autre qui venait d’Abidjan. Cinq personnes y ont trouvé la mort( 04 agents et une femme) et de nombreux blessés ont été enregistrés. Le second événement est relatif à la bastonnade et à l’arrestation d’un garde pénitentiaire par des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire(FRCI). Des confidences de notre source, il ressort que ce samedi 09 mars, comme d’ailleurs tous les samedis, jour de visite aux détenus, un long rang est dressé. Le sergent-chef Gbahou Doué Anicet qui, le jour des faits, était en tenue civile, tente d’y introduire son protégé auquel il aurait pris de l’argent. Ce à quoi s’est opposé l’élément des FRCI, parce qu’il perçoit à travers cette pratique, une véritable injustice à l’endroit des autres visiteurs qui se sont mis en rang par ordre d’arrivée. Un altercation éclate entre les deux hommes. C’est alors que Gbahou Doué Anicet se présente comme étant un garde pénitentiaire. Mais son fait jugé grave, va être puni : il est tabassé par le militaire. Jusqu’à ce que nous mettions sous presse, le sergent-chef Gbahou Doué était détenu à la caserne BAE de Yopougon.
Sur les faits, plusieurs langues se délient pour dénoncer le racket qui a cours à la MACA. En effet, pour avoir accès à l’établissement, les dispositions réglementaires recommandent que le visiteur soit muni d’une autorisation dûment signée soit par le juge d’instruction, soit par le procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau ou de Yopougon. Mais la méconnaissance d’un tel règlement constitue une faille qu’exploitent abusivement des gardes pénitentiaires. Des visiteurs non détenteurs de ticket de visite, sont soumis à des rackets, payant entre 2000 et 2500 francs Cfa par personne.
A sa prise de fonction, le régisseur de la MACA, N’Gbandama Yobouet, avait mené une campagne de sensibilisation à l’effet d’éradiquer cette pratique dans son établissement. Un message qui peine à passer du fait de la sourde oreille que lui opposent des agents indélicats. L’on apprend d’ailleurs que deux d’entre eux sont sous le coup d’une sanction pour avoir violé les consignes du régisseur de la prison qui leur a interdit d’assurer la garde devant la MACA pendant les jours dédiés aux visites. L’autre fait de ce week-end, à la Maca, a été cette affaire de colis de drogue pris sur un garde pénitentiaire, l’adjudant Yoro Lexon.
Selon le récit fait par un témoin oculaire de la scène, une information est parvenue aux oreilles du lieutenant Kouassi Noël, d’un éventuel transport de colis contenant de la drogue à un détenu, pensionnaire du Bâtiment C. En sa qualité de responsable du service »Fouille » au sein de l’établissement, une telle pratique ne peut que le discréditer. Il met donc en place un guet-apens, dans lequel l’adjudant Yoro Lexon est pris comme un rat dans un piège. La gendarmerie, qui s’est saisie de l’affaire, a tout de suite engagé une procédure judiciaire.
Par Bertrand Gueu
In L’Inter
Tue, 12 Mar 2013 08:50:00 +0100
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