« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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TOGO : Les acteurs de la protection de l’environnement outillés sur la lutte contre le trafic illicite des espèces de faune et de flore sauvages

Les 35 participants ont suivi des présentations interactives de différents modules qui ont porté entres autres, sur la législation relative à la protection des espèces sauvages, leurs identifications et catégorisation, les outils de mise en œuvre de la convention CITES, les modes opératoires des réseaux de trafic illicite d’espèces sauvages et le contrôle des permis CITES.

En ouvrant les travaux, le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, FOLI-BAZI Katari. a indiqué que l’exploitation illégale et le commerce illicite des espèces de faune et de flore sauvages constituent l’un des principaux facteurs de perte de la biodiversité, causant des dommages désastreux et irréversibles aux ressources naturelles et entrainant de graves répercussions sur la viabilité à long terme des écosystèmes dans le monde.

Il a par la suite précisé que la CITES adoptée le 6 mars 1973 à Washington et entrée en vigueur le 1er juillet 1975, vise à garantir que le commerce international des espèces inscrites en ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuise pas à la conservation de la biodiversité. « En vue d’internaliser les dispositions de la convention et des résolutions prises aux fins de protection des espèces sauvages, des dispositions ont été prises au Togo pour lutter efficacement contre les trafics illicites d’espèces sauvages de flore et de faune », a-t-il révélé avant de souligner de la nécessité d’assurer un contrôle effectif du commerce légal et de dissuader un commerce illégal, ce qui est un défi majeur en matière de la mise en œuvre de la CITES.

Le faible niveau de connaissance de la CITES par les acteurs a suscité cet atelier de formation qui vise à combler le besoin en renforcement de capacités des acteurs pour une mise en œuvre effective de la convention au Togo, a réitéré le ministre.

Le directeur des ressources forestières, Dr. ATUTONU Amah, a d’abord rappelé que la formation qui se déroulera en deux sessions de 5 jours pour cause de COVID-19, fait suite à une mission d’évaluation sur l’état des lieux de la criminalité liée aux espèces de faune et de flore sauvages réalisée par la CEDEAO avec l’appui de l’organisation « Born Free USA » des Etats Unis d’Amérique.

Il a ajouté qu’après cette mission d’évaluation au Togo en 2017, il a été organisé des séances d’échanges directs avec les services nationaux intervenant dans la mise en œuvre de la CITES et les ONG intervenant activement dans la protection des espèces de faune sauvage. Et, le renforcement des capacités des agents de terrains sur les dispositions de la convention CITES en vue de mieux les outiller dans leurs missions de contrôle est l’une des recommandations formulées par les différents services.

A la fin de l’atelier des recommandations ont été faites à l’endroit du MERF afin de mettre en place un système de baguage des espèces migratrice, mettre en place un mécanisme d’appui aux acteurs impliqués dans la conservation et la protection de la biodiversité, institutionnaliser l’autorité scientifique, accélérer le processus d’adoption du projet de loi CITES et ses textes d’application, construire un musée scientifique et des jardins/ parcs zoologiques, faire copie des permis et certificats CITES établis par l’organe de gestion CITES aux différents postes de contrôle (sorties et entrées), demander l’intégration des agents des eaux et forêts aux unités de contrôles affiliées à l’OCRTIDB (UMCC, CAAT), mettre en place un cadre de concertation des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la CITES, élaborer un guide d’identification des espèces à mettre à la disposition des agents de terrain, mettre à disposition des acteurs impliqués la liste des espèces inscrites aux annexes (I, II et III) de la CITES, organiser des émissions radiophonies sur la CITES pour mieux informer les populations sur la problématique et multiplier les ateliers de renforcement de capacités des acteurs.

Rappelons que cet atelier a permis de renforcer la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre le trafic des espèces sauvages et sur la mise en œuvre et l’application de la CITES pour bon usage. (EAGLE-Togo)

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Nicolas Koffigan E. ADIGBLI
Journaliste, Maître en Communication
Directeur Aspamnews, DP "Le Nouvelliste"
tél: (228) 90862116/99282717
Facebook: Nicolas Koffigan, Skype:nicokoff

Mon, 16 Nov 2020 18:14:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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